Ça souffle à Illiers-Combray

Ça souffle à Illiers-Combray

 

Dans Du côté de chez Swann, Proust évoque les éléments qui se déchaînent — j’en conviens, le choix du verbe « se déchaîner » est abusif. La Beauce est peu propice aux éléments en furie, aux dérèglements sans recours, aux catastrophes atmosphériques.

Quand ça souffle, c’est supportable : le front de la grand’mère s’imbibe « de la salubrité du vent et de la pluie »… Swann lance à son « cher Amédée » : « Sentez-vous ce petit vent ? »…. L’église de Combray tient « serrés autour de sa haute mante sombre, en plein champ, contre le vent, comme une pastoure ses brebis » les maisons… « La veille de Pâques, où souvent il fai[t] un vent glacial »… une lavallière à pois qu’agit[e] le vent de la Place continu[e] à flotter sur Legrandin… le vent qui [est] pour moi le génie particulier de Combray… Etc.

 

Aujourd’hui, le vent est fort à Illiers-Combray, comme un peu partout sur une bonne partie de la France. J’en ai saisi les effets dans les branches de mon jardin :

 

Impressionnant, non ? Que ne risquerais-je pour vous faire partager la vie au pays de tante Léonie ?

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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