Une longue phrase proustienne dans la rue

Une longue phrase proustienne dans la rue

 

Lu dans le quotidien local, Le Journal du Centre :

 

Une des phrases les plus longues dans la Grande rue

Pascale Evrard inscrit au pochoir une phrase mythique de Proust. © VANDAELE Florian

 

Imaginez l’une des plus longues phrases de la littérature française inscrite tout le long de la Grande rue… C’est le pari que s’est lancée la typographe et plasticienne Pascale Evrard.

 

C’est la mission de Pascale Evrard, typographe et plasticienne-graphiste, que de la marquer sur le trottoir, depuis samedi 13 mai. Il s’agit de l’une des phrases tirées du monument Marcel Proust, Du côté de chez Swann, qui commence par : « Mais j’avais revu tantôt l’une, tantôt l’autre, des chambres que j’avais habitées dans ma vie ». L’artiste, également professeure à l’académie Charpentier, école d’arts appliqués de Paris, se réjouit d’œuvrer ainsi pour la Cité du Mot.

« J’utilise la technique du pochoir, en écrivant lettre à lettre la phrase. C’est un éloge du temps perdu, du temps qui passe, en s’inspirant de la conscience française. Même s’il fait bien chaud ce lundi, je m’amuse. La façon de diriger la phrase, le marquage que je fais Puis des hasards font que je tombe sur certains éléments déjà existants dans la rue, qui correspondent plus ou moins aux mots juxtaposés de ce mythique extrait d’À La recherche du temps perdu. »

La phrase de 485 mots, 2 365 signes (ou 2 846 en comptant les espaces) part du bas de la rue et arrivera, si tout se passe bien, à l’église Saint-Pierre, après une interruption d’un mois.

 

Fin de l’article. Ah la belle idée ! Ça se passe non pas à Illiers-Combray (Eure-et-Loir) mais à la Charité-sur-Loire (Nièvre). Tant mieux pour elle, tant pis pour nous.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

2 comments to “Une longue phrase proustienne dans la rue”

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  1. À voir la position de l’artiste, ce qui est garanti, c’est le lumbago en fin d’exercice 🙂

  2. A Madrid, c’est sur la tête de gros clous dorés ou en lettres incrustées dans le pavage des rues que sont inscrites des citations d’auteurs espagnols… On rêve évidemment de telles initiatives à Illiers-Combray… D’autant que, plus modestement, la ville de Bayeux utilise elle aussi ce procédé, en rappelant « en images » des dessins de la célèbre tapisserie. Alors, pourquoi pas ?

    (quant au lumbago, bah, si on est cloué au lit à cause d’icelui, c’est un bon prétexte pour lire la Recherche !)

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