Fiche — Paysan qui risque de recevoir un coup de parapluie du Héros, un (Combray)

Paysan qui risque de recevoir un coup de parapluie du Héros, un [I]

Travailleur français

 

Personnage fictif.

 

Il habite Combray.

 

 

Il croise le Héros au bord de la mare de Montjouvain. Le jeune homme brandit son parapluie refermé pour montrer son enthousiasme devant le soleil rendant l’eau réfléchissante. Lui semble de mauvaise humeur, et encore plus quand il risque de recevoir le parapluie dans la figure. Du coup, il répond froidement aux réflexions du Héros sur le beau temps et les joies de la marche. Conclusion : tous les hommes ne ressentent pas les mêmes émotions, en même temps et dans le même ordre.

 

 

*Le toit de tuile faisait dans la mare, que le soleil rendait de nouveau réfléchissante, une marbrure rose, à laquelle je n’avais encore jamais fait attention. Et voyant sur l’eau et à la face du mur un pâle sourire répondre au sourire du ciel, je m’écriai dans mon enthousiasme en brandissant mon parapluie refermé : «Zut, zut, zut, zut.» Mais en même temps je sentis que mon devoir eût été de ne pas m’en tenir à ces mots opaques et de tâcher de voir plus clair dans mon ravissement.

Et c’est à ce moment-là encore — grâce à un paysan qui passait, l’air déjà d’être d’assez mauvaise humeur, qui le fut davantage quand il faillit recevoir mon parapluie dans la figure, et qui répondit sans chaleur à mes «beau temps, n’est-ce pas, il fait bon marcher» — que j’appris que les mêmes émotions ne se produisent pas simultanément, dans un ordre préétabli, chez tous les hommes. (I, 110)

 

 


CATEGORIES : Personnage fictif, Roturier/ière/ AUTHOR : patricelouis

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