Sur les mollets de Palamède et de Patrice

Sur les mollets de Palamède et de Patrice

 

Charlus et moi, nous nous opposons sur un point fondamental…

Non, ce n’est pas la particule (même si je n’en possède point), ce n’est pas non plus la fortune (je n’ai pas un million à manger par jour), ce n’est pas enfin certains talent (je n’ai jamais peint d’éventails) — je n’évoque pas les choix sentimentaux (je n’ai jamais eu l’occasion de répondre « Oui, va, grand gosse !») à un monsieur qui m’aurait trouvé « un gros pétard »…).

 

Il est un choix capital qui nous sépare irrémédiablement : le baron porte des chaussettes rayées, les miennes sont unies.

 

Vous voulez des preuves. Commençons par Palamède :

*Un filet de vert sombre s’harmonisait, dans le tissu du pantalon, à la rayure des chaussettes avec un raffinement qui décelait la vivacité d’un goût maté partout ailleurs et à qui cette seule concession avait été faite par tolérance, tandis qu’une tache rouge sur la cravate était imperceptible comme une liberté qu’on n’ose prendre. II

 

Pour ce qui me concerne, une série de photos prise pendant ma conférence devant les Rendez-vous littéraires de Royan sera plus éloquente que mes mots :

655 Les chaussettes du proustiste

 

Les clichés, qui viennent de m’être envoyés, sont signés Élisabeth Boisserie, la marquise de Villeparisis lors de notre dîner proustien. Quelle fidélité, c’est tout à fait moi !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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