Mille et une… à Illiers

Mille et une… à Illiers

 

Bizarrement, il y a peu de références littéraires à Illiers-Combray.

Certes, les proustiens et les touristes ont à cœur de visiter la Maison de tante Léonie, l’église Saint-Jacques (Saint Hilaire dans À la Recherche du Temps perdu). Ils peuvent encore — seules références marchandes — acheter un célèbre biscuit à la Maison de la Proustille — « C’est ici, proclame fièrement la vitrine de la boulangerie-pâtisserie, que tante Léonie achetait ses madeleines » — et être clients de l’hôtel-restaurant Les Aubépines.

 

Tentons un coup de clic sur « commerces à Cabourg » — l’autre haut lieu proustien — et voyons le résultat : Foncia Balbec (agence immobilière), À la Recherche du Temps Perdu (boutique verte), Boulangerie-Pâtisserie Balbec, Centre commercial Balbec, Un Temps pour lui (prêt-à-porter), Café Proust.

 

Suggestions aux commerçants d’Illiers-Combray :

Le magasins de chaussures pourrait s’appeler « Les Souliers rouges ».

Le charcutier-traiteur pourrait proposer du bœuf à la casserole.

Le marchand de cycles pourrait faire la promotion des bicyclettes pour dame en se référant aux jeunes filles en fleurs.

L’opticien pourrait remettre le monocle à la mode, etc.

 

En attendant, sans se consulter, trois établissements ont un nom qui se réfère explicitement à une œuvre littéraire fort présente dans la Recherche : l’institut de beauté s’appelle Mille et Une Beautés, le charcutier-traiteur Les Mille et Une Saveurs et la clinique vétérinaire Mille et Une Pattes.

 

L'Institut de Beauté d'Illiers-Combray (Photo PL)

L’Institut de Beauté d’Illiers-Combray (Photo PL)

Le charcutier-traiteur d'Illiers-Combray (Photo PL)

Le charcutier-traiteur d’Illiers-Combray (Photo PL)

La clinique vétérinaire d'Illiers-Combray (Photo PL)

La clinique vétérinaire d’Illiers-Combray (Photo PL)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Mille et Une Nuits sont souvent citées par Proust, qui évoque particulièrement le Génie du conte persan, Schéhérazade et Dinarzade, Aladin, Ali-Baba, la princesse Badroul-Boudour, le sultan Sheriar et Simbad le Marin.

 

Une dernière idée : le bistrotier, l’été, pourrait servir des Guermantes à l’eau — mais mieux vaut que j’arrête là.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

2 comments to “Mille et une… à Illiers”

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  1. ah ben non, faudrait continuer au contraire ! La jardinerie ne pourrait-elle évoquer la verdure verdurienne ? Et l’ophtalmologue ne pourrait-il soigner vingt oeils ?

  2. Le blogue auquel je rêve n’a pas qu’un auteur et est l’œuvre aussi de ses commentateurs. Tous en piste pour en proposer (des pistes)…

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