Alain Wieder, un ponte qui pond

Alain Wieder, un ponte qui pond

 

Alain Wieder est un ami… Il est directeur des projets à Arte, la très intelligente chaîne de télé franco-allemande. Lui et moi sommes diplômés du même Centre de Formation des Journalistes mais ma promo précède la sienne de deux ans. Surtout, nous avons travaillé ensemble à Europe 1, particulièrement le matin. Comme il me l’écrit, « Longtemps nous nous levâmes sur Europe avant cinq heures… »

Nous avons ensuite suivi des routes différentes et c’est grâce à une poule que nous nous sommes retrouvés. Les fidèles de ce blogue la connaissent (voir la chronique J’entretiens une poule). Alain, c’est sur Facebook qu’il l’a découverte et qui l’a formidablement inspiré.

 

Tout commence avec une série que j’ai publiée sur ma page où la Poule (c’est son nom), qui n’hésite jamais à piquer ma porte-fenêtres de son bec afin d’indiquer sa volonté de profiter de la maison alors que je lui ai bâti un poulailler des plus confortables. Sous mon toit, elle vaque à ses occupations, appréciant de s’installer sur mes genoux. Là, elle partage ma lecture du journal Le Monde. Elle se plonge dans les articles…

 

… qu’elle commente en caquetant…

(Photo VL)

 

… montrant un intérêt éclectique quand elle se penche sur les mots-croisés.

 

Cette série a bien plu. Mes amis Facebook ont multiplié les commentaires sur cette « poulette studieuse », « actrice digne de la Berma »… À Buenos Aires, Silvia y est allé d’un « Attention, Françoise est proche ».

 

Alain Wieder, lui, tout ponte qu’il soit (« celui qui fait autorité dans sa profession », selon le Larousse) n’a pas hésité à pondre (« produire un texte, l’écrire », d’après le même) une série de délicieux chefs d’œuvres propres à séduire les Proustien(ne)s.

 

Ces « pas de côté créatifs », comme il les nomme, naissent d’une considérable base d’images et de gravures numérisées — du genre catalogues de ventes du début du XXe siècle — qu’il détourne malicieusement. Quant aux légendes, elles révèlent une connaissance sérieuse de l’œuvre du cher Marcel. « Hergé, Gotlib, Cabu, Cartier Bresson font partie de mon Panthéon qui ne néglige pas la littérature », dont la Recherche, me précise-t-il. « J’aime jouer avec les images, les mots, les ambiances, créer de l’imaginaire et du sur-réel. » En voyant ces vignettes légendées, sans chercher des influences, je pense notamment à Topor, Carelman, Honoré. Joint depuis au téléphone, il évoque principalement Glenn Baxter pour ses propres réinterprétations du monde.

 

Cher Alain Wieder, vieux frère, ce blogue accueillera toujours avec gourmandises tes créations que je baptiserais volontiers « vigneroles », voire « wiederoles ».

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

PS : Pendant que la Poule s’informe, Puceron, le chat, chipe les chips de l’apéritif !

 

Du coup, Biki, la chienne, veut sa part.

(Photos PL)

 

Et ainsi de suite…

 

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

Has one comment to “Alain Wieder, un ponte qui pond”

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  1. Ah ! Connaissez-vous les poules d’ENDRE PENOVAC ? Un aperçu ici : http://www.clopinetrouillefou.com/

    et là : https://www.facebook.com/penovacendre/photos/

    Très bonne journée à vous !

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