Cosmétiques pour homme : Méfiez-vous de la Paraffine liquide !
Conseils santé

Cosmétiques pour homme : Méfiez-vous de la Paraffine liquide !

Vous êtes un fervent utilisateur de soins pour la peau ? Vous êtes sans doute loin de vous imaginer qu’en réalité, vous appliquez quotidiennement sur votre peau un dérivé de pétrole. Crème hydratante pour le visage, baume à lèvre ou gel douche, les marques de cosmétiques pour homme en sont blindées !

Comment les reconnaître ? Est-ce dangereux ? Existe t’il des alternatives ? Pas de panique, on vous explique tout:

Paraffinum liquidum, Petrolateum, mineral oil…

Les huiles minérales sont des corps gras inertes issus de minéraux. Ces huiles sont initialement obtenues par distillation de la houille, du pétrole ou de certains schistes. Elles servent énormément dans l’industrie comme lubrifiants mécaniques ou huiles de moteurs. Elles peuvent être aussi isolées à partir des déchets du processus de raffinage dans l’industrie pétrochimique. Oui, vous lisez bien, ce sont ces mêmes corps gras que vous retrouvez dans les cosmétiques conventionnels !

Pourquoi les utiliser dans la cosmétique masculine ?

Les avantages de tels ingrédients pour le fabricant sont nombreux : prix très bas, stabilité dans les formules, innocuité pour la peau… Ils ont en outre un pouvoir « occlusif », ce qui leur permet de former un léger film sur la peau et de limiter la perte naturelle en eau. Ils sont donc de bons hydratants par voie indirecte.

Hélas, ces ingrédients comptent aussi beaucoup de désavantages…  Ils sont issus de la pétrochimie et leur bilan écologique  est désastreux.  Se retrouvant dans l’environnement une fois rincés (on les trouve dans les gels douches !), ils sont polluants. Enfin, ils n’apportent aucun élément nutritif à la peau et se contentent de s’y déposer sans interagir avec elle.

À l’inverse des corps gras végétaux, les huiles et cires minérales s’oxydent très peu et très lentement. Un atout incontestable pour garantir une

meilleure stabilité des produits qui en contiennent face aux atteintes de l’air et de la lumière. Dernier atout et non le moindre, d’abord pour l’industrie cosmétique et parfois aussi pour le porte- monnaie du consommateur : il s’agit de matières premières vraiment très accessibles, dont le prix de revient est très bas. Ce qui bien sûr est économiquement très intéressant, surtout quand la phase grasse d’un produit est importante.

Outre le lourd bilan ecologique, elles présentent aussi d’autres inconvénients, cette fois plus immédiatement pour la santé humaine.
Tout d’abord des risques d’irritations.

Occlusifs et comédogènes, les corps gras d’origine minérale peuvent s’avérer irritants pour la peau et davantage encore pour les yeux. En cas d’utilisations répétées, elles peuvent ainsi, à plus ou moins long terme, provoquer rougeurs et réactions épidermiques, quand ce n’est pas faire le lit de dermatoses et d’eczémas.

Il y aurait un potentiel rique cancérigène. Les huiles et cires minérales sont le produit de la distillation et du raffinement du pétrole. Les moins raffinées d’entre elles peuvent contenir un taux important d’hydrocarbures aromatiques polycycliques, des composés cancérogènes.

Selon leur degré de raffinement, elles sont ainsi classées de 3 (substances dont la cancérogénicité n’a pas pu être démontrée pour l’homme) à 1 (substances cancérogènes pour l’homme) par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer). Il faut cependant souligner que celles utilisées en cosmétique font partie des plus raffinées, et donc des moins potentiellement dangereuses à ce niveau.

Enfin, il y a risqué de toxicité organique. Leur ingestion peut s’avérer toutefois plus problématique pour la santé, d’autant qu’elles ont la faculté de s’accumuler dans certains organes (notamment dans le foie, les ganglions lymphatiques et la rate). À première vue, le risque paraît limité, un produit cosmétique n’étant pas destiné a priori à être mangé. Mais il existe cependant, les huiles minérales étant par exemple, on le rappelle, assez présentes dans les rouges à lèvres.

Dans ce cas, les doses susceptibles d’être avalées sont évidemment assez faibles… même si elles sont quotidiennes.

Elles peuvent s’avérer plus problématiques dans les crèmes pour le buste destinées aux jeunes mamans. Une mise en garde a ainsi été lancée en 2003 par l’Office fédéral de la santé publique suisse aux femmes allaitantes, ces substances pouvant être transmises alors au bébé par contact buccal direct.

Une étude du laboratoire cantonal de Zurich sur 33 échantillons de lait maternel avait alors montré que les paraffines minérales constituaient l’élément contaminant le plus important du lait maternel.

Les cosmétiques pour homme non plus ne sont pas épargnés, avec les gels massant pour sportifs, les crèmes pour abdos et pectoraux, ou tout simplement le baume du tigre!

Comment les reconnaître? Les noms les plus courants des huiles minérales sont : paraffinum liquidum, petrolatum, cera microscristallina, mineral oil…lisez attentivement la liste INCI, qui figure au dos de votre produit.

Les alternatives

Il existe des alternatives naturelles. Opter pour les huiles végétales : il en existe une multitude, et vous trouverez celle qui vous correspond à coup sûr !

Enfin, un dernier petit conseil. ce n’est pas parce-que votre crème vous a coûté un œil, qu’ une star en fait la pub à la télé, ou qu’ elle est vendue en parapharmacie qu’elle est de bonne qualité. Il est nécessaire de connaître un minimum le langage INCI (celui des ingrédients) et de jeter un œil aux compositions pour choisir des produits efficaces.

Comme tous les dérivés pétrochimiques, la paraffine liquide est interdite en cosmétique bio. Se tourner vers la cosmétique biologique paraît donc une solution efficace pour se prémunir des dangers de la paraffine liquide.

Toutes les huiles végétales peuvent ainsi venir remplacer la paraffine liquide dans les crèmes (huile de baobab, d’Inca Inchi). Les cires (d’abeille, de candelilla ou de carnauba) peuvent jouer le rôle de filmogènes légèrement occlusifs pour préserver l’hydratation cutanée. Et la forme très visqueuse des huiles hydrogénées comme celle bien épaisse des beurres végétaux (karité, cacao…) peut assurer la texture des gels pour le corps et des baumes à lèvres.

Oui, remplacer les dérivés pétrochimiques dans les cosmétiques est assez facile. Mais… il y a un mais. Cela coûte cher, et assez souvent, notablement plus cher.

Pour le fabricant d’abord, mais comme celui-ci ne manque jamais de répercuter cet aspect sur le prix de vente de son produit, pour le consommateur également. Qui doit accepter cet « investissement » s’il veut éviter les huiles et cires minérales.

Mais la différence se voit sur la peau. Celle-ci respire, est correctement hydratée, et de manière naturelle, sans effets négatifs sur votre santé, et sur l’environnement.

Auteur du blog, je m'intéresse à un tas de sujets. L'écriture est pour moi un moyen d'expression unique dans lequel je prends plaisir à partager avec mes lecteurs.

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