Le fugace commerce du 1er-Mai

Le fugace commerce du 1er-Mai

 

Il faut encourager la petite entreprise — fut-elle saisonnière. Et il n’y a rien de plus éphémère que la vente de muguet. Libre, elle n’est programmée qu’un jour par an, celui de la Fête du Travail.

En 2016, à Illiers-Combray, il fait beau — froid mais beau. Sous le soleil et sur des trottoirs déserts, dès l’aube, ils sont trois à proposer des brins à clochettes, tels que la Recherche ne les évoque qu’une fois, à propos du portrait de Misss Sacripant :

*La blancheur du plastron, d’une finesse de grésil et dont le frivole plissage avait des clochettes comme celles du muguet, s’étoilait des clairs reflets de la chambre, aigus eux-mêmes et finement nuancés comme des bouquets de fleurs qui auraient broché le linge. II

 

Comme il n’est pas question pour moi de faire des jaloux, d’entraver l’initiative entrepreneuriale, j’ai acheté aux trois.

(Photo PL)

(Photo PL)

 

Attaché aux traditions, j’en suis à mes troisièmes brins et autant de chroniques sur le muguet qui me semble chaque année plus cher. La Journée des Aubépines n’a pas encore eu lieu et mon budget-fête du mois de Marie est déjà singulièrement écorné.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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