Osez les madeleines salées

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Osez les madeleines salées

 

Ce sont bien de délicieuses demoiselles…

Lors de mon passage à Paris, j’ai voulu vérifier par moi-même (on est pro ou on ne l’est pas) si véritablement ces gâteaux bénéficiant d’une boutique exclusive rue des Martyrs étaient originaux et savoureux. Eh bien oui !

J’ai été accueilli par le fondateur de Mesdemoiselles Madeleines sur le pas de sa porte.

1 Steve

 

Steve m’a expliqué avoir quitté son job dans le monde de la finance pour se consacrer à un métier gourmant. Il m’a fait goûter une mini madeleine au citron…

2 Mini au citron

 

… et une autre, véritable pâtisserie, du nom de Garance.

3 Garance 1

4 Garance 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces madeleines créées par un chef étoilé et produites près de Rouen avec du vrai beurre de Normandie portent toutes des prénoms féminins — dont une et une seule, Albertine, est une référence à la Recherche. Il est bon de ne pas avoir cédé à une obsession proustienne.

Au moment d’acheter, j’ai choisi la gamme salée : Renée, garnie olive noire et carotte cumin ; Aimée, basilic et féta ; Andrée, tomate piment et mozzarella ; Honorée, oignons rouges et crème fraîche et ciboulette.

Quatre moins une (Photos PL)

Quatre moins une (Photos PL)

 

Ne cherchez pas la quatrième. Ma gourmandise a précédé la photo.

 

L’écrin madeleinier de la rue des Martyrs est la preuve qu’en tous les domaines, il faut savoir oser.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

PS : Qui proposera des recettes neuves et surprenantes de madeleine ?

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

5 comments to “Osez les madeleines salées”

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  1. Je ne voudrais pas encore passer pour un enquiquineur, mais Andrée est bien aussi une référence à la Recherche. Quant à Aimée c’en est aussi une, phonétiquement.
    A ce sujet, j’aggrave mon cas en signalant qu’il me semble que, dans la liste des personnages, Aimé ne figure pas à la lettre A, mais seulement à la lettre M, en tant que maître d’hôtel du Grand Hôtel.

    • Andrée n’est pas mythique comme Léonie, Albertine ou Gilberte (enfin, pour moi).
      Aimée ? Là, vous trichez.
      Pour Aimé, c’est comme Victor, qui est à Cocher. J’ai pensé que la fobction l’emportait sur le nom.
      Des lecteurs aussi attentifs, c’est précieux.

  2. Renée est le prénom d’une Cambremer, ci-devant soeur de Legrandin… Et le faubourg Saint-Honoré (sans « e ») est aussi cité…

    Ne perdrions-nous pas (un tantinet) notre temps, ahaha, osé-je vous demander, tant la Recherche est un fonds inépuisable de références ?

    Bon, je me reprends une petite madeleine, moi.

    • Chère Clopine,
      Vous mettez incidemment le doigt sur le point central d’une existence : lire Proust est la plus belle façon de perdre son temps.

  3. Perdre son temps c’est en gagner beaucoup évidemment, ah, ah, ah pour vous lire chers Proustites, d’ailleurs mes courses attendent et Charles a mangé la dernière madeleine ce matin….

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