Nombres — les heures

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Nombres — les heures

 

[à] huit heures Mlle Albertine m’a demandé ses malles (V)

Monsieur, il est huit heures et le coiffeur est là (I)

Vers dix heures, madame la duchesse. (III)

Si on faisait savoir au public, par voie d’imprimés, qu’à huit heures du matin partait un train qui arrivait à Pierrefonds à dix heures (I)

neuf heures ! il faut se préparer pour aller à la grand’messe si je veux avoir le temps d’aller embrasser tante Léonie avant (I)

voilà bientôt dix heures, mon fourneau n’est seulement pas éclairé (I)

À dix heures, en effet, il éclatait sous mes fenêtres. (II)

de laisser une enveloppe comme carte et de la laisser à dix heures du matin. (III)

à dix heures du matin, on venait ouvrir mes volets (VI)

« Françoise il est bien dix heures ! » Je ne disais même pas dix heures du matin, mais simplement dix heures, pour que ces « dix heures » si incroyables eussent l’air prononcées d’un ton plus naturel. […]

« Il est bien dix heures, Françoise, donnez-moi mon café au lait. »

Ô miracle ! Françoise n’avait pu soupçonner la mer d’irréel qui me baignait encore tout entier et à travers laquelle j’avais eu l’énergie de faire passer mon étrange question. Elle me répondait en effet : « Il est dix heures dix. » (V)

de Marsantes n’avait pas de jour, mais recevait tous les matins ses amies, de 10 heures à midi (IV)

Si à dix heures et demie un distrait tirait sa montre (I)

il partit furieux mais en recommandant que Léon tâchât d’être libre à 11 h. moins 1/4, 10 h. 1/2 si possible. (VII)

la seule préoccupation était de savoir s’il pourrait avoir Léon à 10 h. 1/2 « parce qu’il déjeunait en ville » (VII)

étant venu à onze heures pour parler à mon père (I)

il ne m’eût jamais avoué qu’il l’avait laissée libre de onze heures du matin à six heures du soir. (V)

à cette époque mes parents déjeunaient à onze heures un quart (II)

l’heure altière de midi (I)

en attendant midi vingt-sept (II)

Une heure moins dix. (II)

quand une heure sonnait au clocher de Saint-Hilaire (I)

Le beau train généreux d’une heure vingt-deux  (I)

au train de une heure cinquante (VI)

« Comment, seulement deux heures ? » (I)

Elles partent maintenant aux Trois-Quartiers et seront rentrées à deux heures. » Je compris que deux heures signifiait trois heures, car il était plus de deux heures. (V)

mon oncle prononçait infailliblement ces mots : « Deux heures et quart », que le valet de chambre répétait avec étonnement, mais sans discuter : « Deux heures et quart ? bien… je vais le dire… » (I)

Comment, trois heures ? s’écriait tout à coup ma tante (I)

« Trois heures, c’est incroyable ce que le temps passe ! » (I)

ce qu’elle faisait tantôt à trois heures, quand il était venu (I)

Eh bien! Monsieur, s’écria-t-elle avec ardeur comme prête à soutenir cette assertion par la violence — si l’agent de l’autorité avait fait mine d’en contester l’exactitude, — depuis huit ans, vous m’entendez bien, tous les jours que Dieu a faits, sur le coup de 3 heures, il est ici, toujours poli, jamais un mot plus haut que l’autre, ne salissant jamais rien, il reste plus d’une demi-heure pour lire ses journaux en faisant ses petits besoins. (III)

dès quatre heures (I)

entre quatre et cinq heures, il est bien venu douze personnes. (II)

Mais il n’est pas cinq heures, madame Octave, il n’est que quatre heures et demie.

— Que quatre heures et demie ? et j’ai été obligée de relever les petits rideaux pour avoir un méchant rayon de jour. À quatre heures et demie !  (I)

Sa jalousie, comme une pieuvre qui jette une première, puis une seconde, puis une troisième amarre, s’attacha solidement à ce moment de cinq heures du soir, puis à un autre, puis à un autre encore. (I)

des visites qu’Odette avait reçues vers cinq heures (I)

« Quant à « la grande-duchesse de Luxembourg », entre guillemets, dis-lui que si elle vient me voir je suis chez moi après 5 heures tous les jeudis. » (III)

Mme Verdurin disait : « Vous viendrez à 5 heures parler de la guerre », comme autrefois « parler de l’Affaire » et dans l’intervalle : « Vous viendrez entendre Morel ». (VII)

Rencontrer entre cinq et six, chez leur cousine (III)

Elle est morte à six heures (V)

À ce moment de six heures du soir où jadis il se sentait si malheureux (II)

savoir si ce jour-là, tellement ancien, à six heures, Odette était couchée avec Forcheville (II)

à six heures, il y avait avec l’impossibilité d’imaginer (II)

brouillard à couper au couteau qu’il y avait eu le matin à six heures (II)

c’était six heures du soir, des hommes sortaient deux par deux dans la rue (III)

les rayons du soleil de six heures (III)

Venez ce soir-là à six heures chez Mme de Villeparisis (III)

plusieurs personnes auraient pu dire qu’à six heures, quand nous revînmes des Champs-Élysées, elles l’avaient saluée (III)

le baron, gardant ce temps pour la lecture, la recherche des vieux bibelots, etc., ne faisait jamais une visite qu’entre 4 et 6 heures du soir. À 6 heures il allait au Jockey ou se promener au Bois. (IV)

un monsieur qui a des tas de larbins, qui peut aller prendre son apéro tous les jours à 6 heures, c’est vraiment chouette ! (VII)

(Mme Swann était chez elle l’hiver de 6 à 7) (IV)

quittée à sept heures (I)

il faisait atteler pour sept heures et demie (I)

À sept heures et demie, comme il n’était pas là, nous nous mîmes à table. Il arriva à huit heures (II)

vous savez bien pourtant que Mme de Saint-Euverte tient à ce qu’on se mette à table à huit heures tapant. Il faut savoir ce que vous voulez, voilà bien cinq minutes que vos chevaux attendent. Je vous demande pardon, Charles, dit-il en se tournant vers Swann, mais il est huit heures moins dix, (III)

Il n’est que moins dix, (III)

je venais ensuite m’asseoir à table, jusqu’à huit heures où il était convenu que je devais monter (I)

il serait huit heures et demie, ils patienteront, (III)

Mais alors j’entendais Albertine, en me quittant, dire à sa tante ou à une amie : « Alors, demain à 8 heures 1/2. Il ne faut pas être en retard, ils seront prêts dès 8 heures 1/4. » La conversation d’une femme qu’on aime ressemble à un sol qui recouvre une eau souterraine et dangereuse ; on sent à tout moment derrière les mots la présence, le froid pénétrant d’une nappe invisible ; on aperçoit çà et là son suintement perfide, mais elle-même reste cachée. Aussitôt la phrase d’Albertine entendue, mon calme était détruit. Je voulais lui demander de la voir le lendemain matin, afin de l’empêcher d’aller à ce mystérieux rendez-vous de 8 heures 1/2 dont on n’avait parlé devant moi qu’à mots couverts. (IV)

il y a les Sassenage, vous savez qu’ils n’arrivent jamais avant neuf heures moins vingt. (III)

au-dessus de la ville nocturnement éclairée dans toute une partie du ciel – du ciel ignorant de l’heure d’été et de l’heure d’hiver, et qui ne daignait pas savoir que 8 h. 1/2 était devenu 9 h. 1/2 (VII)

il n’y a pas de train après neuf heures (IV)

Il finit par m’expliquer qu’Albertine n’était pas à Égreville, qu’elle devait revenir seulement à 9 heures (IV)

pensant que neuf heures et demie était mis pour dix, à dix heures tapant, dans une bonne robe de chambre, les pieds en d’épais chaussons, je me mis au coin de mon feu à penser à Éliane comme elle me l’avait demandé, et avec une intensité qui ne commença à décroître qu’à dix heures et demie (V)

Puis à 9 h. 1/2, alors que personne n’avait encore eu le temps de finir de dîner, à cause des ordonnances de police, on éteignait brusquement toutes les lumières et la nouvelle bousculade des embusqués arrachant leurs pardessus aux chasseurs du restaurant où j’avais dîné avec Saint-Loup un soir de perme, avait lieu à 9 h. 35 dans une mystérieuse pénombre de chambre où l’on montre la lanterne magique, ou de salle de spectacle servant à exhiber les films d’un de ces cinémas vers lesquels allaient se précipiter dîneurs et dîneuses. (VII)

s’asseoir, entre neuf et onze heures du soir, sur ses chaises de fer (III)

Je faisais remarquer à Albertine qu’il y avait des trains jusqu’à 10 heures du soir, d’Infreville. « C’est vrai, mais, vous savez, il est possible qu’on nous demande de rester à dîner. Elle est très hospitalière. — Hé bien, vous refuserez. — Je fâcherais encore ma tante. — Du reste, vous pouvez dîner et prendre le train de 10 heures. (IV)

Et puis recommencer le trajet à dix heures du soir, dans un vent de tous les diables. (IV)

vous irez la déposer, cornée de ma part, ce soir à dix heures et demie, chez Mme la comtesse Molé. (III)

Et si vers 10 h. 1/2, dans une toilette éclatante, paraissant, de ses yeux durs pour elles, mépriser toutes ses cousines, entrait Oriane qui s’arrêtait sur le seuil avec une sorte de majestueux dédain, et si elle restait une heure, c’était une plus grande fête pour la vieille grande dame qui donnait la soirée (VII)

Tiens, il m’a fait demander hier de venir dîner ce soir, mais de ne pas venir après onze heures moins le quart. (III)

tu peux bien y être vers onze heures. Onze heures, n’oublie pas, je me charge de le prévenir. Il est très susceptible. Si tu n’y vas pas, il t’en voudra. Et cela finit toujours de bonne heure chez Oriane. Si tu ne fais qu’y dîner, tu peux très bien être à onze heures chez mon oncle. (III)

j’avais promis d’être à onze heures chez M. de Charlus. (III)

J’avais envie de lui dire que son frère, qui prétendait ne pas me connaître, m’attendait le soir même à onze heures. (III)

Lui et le baron devaient venir vers onze heures du soir (IV)

venu à onze heures (I)

étant venu à onze heures pour parler à mon père (I)

son frère, qui prétendait ne pas me connaître, m’attendait le soir même à onze heures (III)

Je ne peux pas, je vais chez M. de Charlus à onze heures. (III)

Je m’échoue parfois à onze heures du soir à la gare d’Orléans (IV)

Il était onze heures du soir. (IV)

en recommandant que Léon tâchât d’être libre à 11 h (VII)

qu’il l’avait laissée libre de onze heures du matin à six heures du soir (V)

Il arriva chez elle après onze heures (I)

mes parents déjeunaient à onze heures un quart (II)

Phèdre finissait vers onze heures et demie. (IV)

Bientôt minuit. (I)

Allons, mon petit, dépêchons-nous, dit M. de Guermantes à sa femme. Il est minuit moins le quart et le temps de nous costumer. (IV)

j’avais convenu avec Albertine (je lui avais donné une loge pour Phèdre) qu’elle viendrait me voir un peu avant minuit. (IV)

Mais, Oriane, c’est absurde, tout votre monde est là, vous aurez en plus, à minuit, l’habilleuse et le costumier pour notre redoute. (III)

C’est minuit (I)

il n’était pas moins invraisemblable qu’autrefois Albertine vînt me voir à minuit, et maintenant vécût avec moi. (V)

quand à minuit je la faisais chercher (VI)

J’ai rendez-vous qu’à minuit. – Pour qui donc est-ce que tu viens ? – Pour Pamela la charmeuse » (VII)

Ah ! c’était impossible, les cours duraient parfois fort tard. « Même après 2 heures du matin ? demandait le baron. — Des fois. (IV)

Vous aviez une jeune fille qui devait venir vous voir après minuit. (VII)

Quand, pour une raison quelconque, on introduit une fois pour toutes un changement dans le calendrier, ou dans les horaires, si on fait commencer l’année quelques semaines plus tard, ou si l’on fait sonner minuit un quart d’heure plus tôt, comme les journées auront tout de même vingt-quatre heures et les mois trente jours, tout ce qui découle de la mesure du temps restera identique. (IV)

 

Elle vit qu’il était moins vingt à la pendule ; (IV)

 

à chaque heure il me semblait que c’était quelques instants seulement auparavant que la précédente avait sonné ; la plus récente venait s’inscrire tout près de l’autre dans le ciel et je ne pouvais croire que soixante minutes eussent tenu dans ce petit arc bleu qui était compris entre leurs deux marques d’or. (I)

 

De midi à minuit, elles y sont toutes.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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