Le Monde me tombe des mains

Le Monde me tombe des mains

 

Lecture tranquille cet après-midi du Monde Week-End… Serein, j’arrive à la page 21 où un article, finement titré A la recherche d’une sombre muse, porte sur l’exposition au Palais Galliera consacrée aux robes trésors de la comtesse Greffulhe.

En paix, je lis que la dame (1860-1952) est « un personnage de roman, littéralement, puisque la comtesse Greffulhe a inspiré à Marcel Proust sa comtesse de Guermantes. »

 

Si vous croyez que j’ai mal lu, voyez plutôt :

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Oriane, une comtesse ! C’est un comble.

 

Le quotidien dit de référence (auquel j’ai eu l’honneur de collaborer) a chu. J’étais atterré. Dans de telles circonstances, je me redis toujours la même formule : Si je remarque des âneries sur des sujets que je connais, qu’en est-il de ceux que je ne maîtrise pas ?

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

4 comments to “Le Monde me tombe des mains”

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  1. Je m’en vais faire part de votre indignation sur « la langue sauce piquante » (c’est le blog des correcteurs du Monde). Non mais !

  2. Yes, confusion about titles:

    En attendant Saint-Loup, je demandai au patron du restaurant de me faire donner du pain. « Tout de suite, monsieur le baron. – Je ne suis pas baron, lui répondis-je. – Oh ! pardon, monsieur le comte ! » Je n’eus pas le temps de faire entendre une seconde protestation, après laquelle je fusse sûrement devenu « monsieur le marquis » M. Proust

    Mme Verdurin demanda à l’oreille de son mari : « Est-ce que je donne le bras au baron de Charlus ? Comme tu auras à ta droite Mme de Cambremer, on aurait pu croiser les politesses. – Non, dit M. Verdurin, puisque l’autre est plus élevé en grade (voulant dire que M. de Cambremer était marquis), M. de Charlus est en somme son inférieur. M. Proust

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