Et comment ça se prononce ?

Et comment ça se prononce ?

 

Parmi les premiers respects que l’on doit à une personne, il y a celui de ne pas écorcher son nom…

 

Petit jeu : Comment doit-on prononcer, pour Bloch : Blok ou Blor ; Chenouville ou Ch’nouville ; pour Fitz-James : Fits-Djémss ou Fitt-jam’ ; Rohan ou Rouan ; pour Saint-Loup : Saint-Lou ou Saint-Loupe ; pour Swann : Souann ou Svann ; pour Uzès : Uzess ou Uzè ; et pour Villeparisis : Vilparisi ou Viparisi ?

 

Les deux sont proposés dans À la recherche du temps perdu. Soit l’un est correcte et l’autre non, soit les deux sont possibles selon les références choisies. Ce n’est pas nécessairement pour de bonnes raisons. Ainsi, pour Bloch, l’antisémitisme n’est pas absent dans la prononciation à l’allemande ; pareil pour Abraham et Jacob et pour Swann —là s’ajoute le snobisme, ce qui est moins grave.

 

Il y a aussi les noms massacrés par distraction ou ignorance : Brichot par Forcheville, Cambremer par le liftier (avec en prime une vacherie partagée par Oriane et Palamède), Fénelon par Mme Poussin, Legrandin par Ski et Sazerat par Eulalie et Françoise.

 

Pour faire bon poids, ajoutez deux étrangers affublés d’un nom à coucher dehors avec un billet de logement (pour reprendre une expression de feu pin père) : le prince allemand Faffenheim-Munsterburg-Weinigen et le sculpteur polonais Viradobetski. Pour s’en dépatouiller, le chois est fait de réduire au plus court.

 

Demain, des noms communs écorchés.

 

Parole de proustiste…

Pat L.

 

PS : Un mystère reste irrésolu dans la Recherche : quelle est la bonne prononciation de Charlus — charlu ou charluss ? (Voir la chronique Quels us pour la terminaison « us » ?)

 

 

 

Les extraits :

Abraham et Jacob

*Un jour que nous étions assis sur le sable, Saint-Loup et moi, nous entendîmes d’une tente de toile contre laquelle nous étions, sortir des imprécations contre le fourmillement d’israélites qui infestait Balbec. « On ne peut faire deux pas sans en rencontrer, disait la voix. Je ne suis pas par principe irréductiblement hostile à la nationalité juive, mais ici il y a pléthore. On n’entend que : « Dis donc Apraham, « chai fu Chakop. » On se croirait rue d’Aboukir. » L’homme qui tonnait ainsi contre Israël sortit enfin de la tente, nous levâmes les yeux sur cet antisémite. C’était mon camarade Bloch. II

 

Bloch

*— Je crois vous avoir vu à dîner chez elle le jour où elle a fait cette sortie à ce M. Bloch (M. de Guermantes, peut-être pour donner à un nom israélite l’air plus étranger, ne prononça pas le ch de Bloch comme un k, mais comme dans hoch en allemand) qui avait dit de je ne sais plus quel poite (poète) qu’il était sublime. Châtellerault avait beau casser les tibias de M. Bloch, celui-ci ne comprenait pas et croyait les coups de genou de mon neveu destinés à une jeune femme assise tout contre lui (ici M. de Guermantes rougit légèrement). Il ne se rendait pas compte qu’il agaçait notre tante avec ses « sublimes » donnés en veux-tu en voilà. Bref, la tante Madeleine, qui n’a pas sa langue dans sa poche, lui a riposté : « Hé, Monsieur, que garderez-vous alors pour M. de Bossuet. » (M. de Guermantes croyait que devant un nom célèbre, monsieur et une particule étaient essentiellement ancien régime.) C’était à payer sa place.

— Et qu’a répondu ce M. Bloch ? demanda distraitement Mme de Guermantes, qui, à court d’originalité à ce moment-là, crut devoir copier la prononciation germanique de son mari. III

 

Brichot

*— Quel est ce monsieur ? demanda Forcheville à Mme Verdurin, il a l’air d’être de première force.

— Comment, vous ne connaissez pas le fameux Brichot ? il est célèbre dans toute l’Europe.

— Ah ! c’est Bréchot, s’écria Forcheville qui n’avait pas bien entendu, vous m’en direz tant, ajouta-t-il tout en attachant sur l’homme célèbre des yeux écarquillés. C’est toujours intéressant de dîner avec un homme en vue. Mais, dites-moi, vous nous invitez-là avec des convives de choix. On ne s’ennuie pas chez vous. I

 

Cambremer

*le lift, tout essoufflé, vint me prévenir : « C’est la marquise de Camembert qui vient n’ici pour voir Monsieur. […] je lui dis que la dame qui venait de partir s’appelait la marquise de Cambremer et non de Camembert. À l’étage devant lequel nous passions alors, j’aperçus, portant un traversin, une femme de chambre affreuse qui me salua avec respect, espérant un pourboire au départ. J’aurais voulu savoir si c’était celle que j’avais tant désirée le soir de ma première arrivée à Balbec, mais je ne pus jamais arriver à une certitude. Le lift me jura, avec la sincérité de la plupart des faux témoins, mais sans quitter son air désespéré, que c’était bien sous le nom de Camembert que la marquise lui avait demandé de l’annoncer. Et, à vrai dire, il était bien naturel qu’il eût entendu un nom qu’il connaissait déjà. Puis, ayant sur la noblesse et la nature des noms avec lesquels se font les titres les notions fort vagues qui sont celles de beaucoup de gens qui ne sont pas liftiers, le nom de Camembert lui avait paru d’autant plus vraisemblable que, ce fromage étant universellement connu, il ne fallait point s’étonner qu’on eût tiré un marquisat d’une renommée aussi glorieuse, à moins que ce ne fût celle du marquisat qui eût donné sa célébrité au fromage. Néanmoins, comme il voyait que je ne voulais pas avoir l’air de m’être trompé et qu’il savait que les maîtres aiment à voir obéis leurs caprices les plus futiles et acceptés leurs mensonges les plus évidents, il me promit, en bon domestique, de dire désormais Cambremer. […] « Je ne me rappelle pas bien le nom des invités, mais je sais qu’il y a Madame la marquise de Camembert », m’avait dit le lift ; le souvenir de nos explications relatives aux Cambremer n’était pas arrivé à supplanter définitivement celui du mot ancien, dont les syllabes familières et pleines de sens venaient au secours du jeune employé quand il était embarrassé pour ce nom difficile, et étaient immédiatement préférées et réadoptées par lui, non pas paresseusement et comme un vieil usage indéracinable, mais à cause du besoin de logique et de clarté qu’elles satisfaisaient. IV

*[Oriane en riant :] Enfin ces Cambremer ont un nom bien étonnant. Il finit juste à temps, mais il finit mal ! I

*[Charlus :] Quant à tous les petits messieurs qui s’appellent marquis de Cambremerde ou de Vatefairefiche, il n’y a aucune différence entre eux et le dernier pioupiou de votre régiment. IV

 

Chenouville

*« Mon Dieu, me dit Mme de Cambremer-Legrandin, je crois que ma belle-mère s’attarde un peu trop, elle oublie que nous avons à dîner mon oncle de Ch’nouville. Et puis Cancan n’aime pas attendre. » Cancan me resta incompréhensible, et je pensai qu’il s’agissait peut-être d’un chien. Mais pour les cousins de Ch’nouville, voilà. Avec l’âge s’était amorti chez la jeune marquise le plaisir qu’elle avait à prononcer leur nom de cette manière. Et cependant c’était pour le goûter qu’elle avait jadis décidé son mariage. Dans d’autres groupes mondains, quand on parlait des Chenouville, l’habitude était (du moins chaque fois que la particule était précédée d’un nom finissant par une voyelle, car dans le cas contraire on était bien obligé de prendre appui sur le de, la langue se refusant à prononcer Madam’ d’ Ch’nonceaux) que ce fût l’e muet de la particule qu’on sacrifiât. On disait : « Monsieur d’Chenouville ». Chez les Cambremer la tradition était inverse, mais aussi impérieuse. C’était l’e muet de Chenouville que, dans tous les cas, on supprimait. Que le nom fût précédé de mon cousin ou de ma cousine, c’était toujours de « Ch’nouville » et jamais de Chenouville. (Pour le père de ces Chenouville on disait notre oncle, car on n’était pas assez gratin à Féterne pour prononcer notre « onk », comme eussent fait les Guermantes, dont le baragouin voulu, supprimant les consonnes et nationalisant les noms étrangers, était aussi difficile à comprendre que le vieux français ou un moderne patois.) IV

*Un jour, en visite, entendant une jeune fille dire : « ma tante d’Uzai », « mon onk de Rouan », elle n’avait pas reconnu immédiatement les noms illustres qu’elle avait l’habitude de prononcer : Uzès et Rohan ; elle avait eu l’étonnement, l’embarras et la honte de quelqu’un qui a devant lui à table un instrument nouvellement inventé dont il ne sait pas l’usage et dont il n’ose pas commencer à manger. Mais, la nuit suivante et le lendemain, elle avait répété avec ravissement : « ma tante d’Uzai » avec cette suppression de l’s finale, suppression qui l’avait stupéfaite la veille, mais qu’il lui semblait maintenant si vulgaire de ne pas connaître qu’une de ses amies lui ayant parlé d’un buste de la duchesse d’Uzès, Mlle Legrandin lui avait répondu avec mauvaise humeur, et d’un ton hautain : « Vous pourriez au moins prononcer comme il faut : Mame d’Uzai. » Dès lors elle avait compris qu’en vertu de la transmutation des matières consistantes en éléments de plus en plus subtils, la fortune considérable et si honorablement acquise qu’elle tenait de son père, l’éducation complète qu’elle avait reçue, son assiduité à la Sorbonne, tant aux cours de Caro qu’à ceux de Brunetière, et aux concerts Lamoureux, tout cela devait se volatiliser, trouver sa sublimation dernière dans le plaisir de dire un jour : « ma tante d’Uzai ». Il n’excluait pas de son esprit qu’elle continuerait à fréquenter, au moins dans les premiers temps qui suivraient son mariage, non pas certaines amies qu’elle aimait et qu’elle était résignée à sacrifier, mais certaines autres qu’elle n’aimait pas et à qui elle voulait pouvoir dire (puisqu’elle se marierait pour cela) : «Je vais vous présenter à ma tante d’Uzai », et quand elle vit que cette alliance était trop difficile : « Je vais vous présenter à ma tante de Ch’nouville» et : «Je vous ferai dîner avec les Uzai. » IV

 

Fénelon

*elle [Mme Poussin] eût eu peur de brusquer le doux chantre de Télémaque en l’appelant rudement Fénelon — comme je faisais moi-même en connaissance de cause, ayant pour ami le plus cher l’être le plus intelligent, bon et brave, inoubliable à tous ceux qui l’ont connu, Bertrand de Fénelon — et elle ne disait jamais que « Fénélon » trouvant que l’accent aigu ajoutait quelque mollesse. IV

 

Fitz-James

*S’il n’y avait aucune affectation, aucune volonté de fabriquer un langage à soi, alors cette façon de prononcer était un vrai musée d’histoire de France par la conversation. « Mon grand-oncle Fitt-jam » n’avait rien qui étonnât, car on sait que les Fitz-James proclament volontiers qu’ils sont de grands seigneurs français, et ne veulent pas qu’on prononce leur nom à l’anglaise. V

 

Legrandin

*je me détournai vers Ski et lui assurai qu’il se trompait absolument sur la famille à laquelle appartenait M. de Charlus ; il me répondit qu’il était sûr de son fait et ajouta que je lui avais même dit que son vrai nom était Gandin, Le Gandin. « Je vous ai dit, lui répondis-je, que Mme de Cambremer était la sœur d’un ingénieur, M. Legrandin. Je ne vous ai jamais parlé de M. de Charlus. Il y a autant de rapport de naissance entre lui et Mme de Cambremer qu’entre le Grand Condé et Racine. — Ah ! je croyais », dit Ski légèrement sans plus s’excuser de son erreur IV

 

Rohan

*Un jour, en visite, entendant une jeune fille dire : « ma tante d’Uzai », « mon onk de Rouan », elle [la marquise de Cambremer] n’avait pas reconnu immédiatement les noms illustres qu’elle avait l’habitude de prononcer : Uzès et Rohan ; IV

 

Saint-Loup

*Quant à sa femme, elle employa, en prenant congé de moi, deux de ces abréviations qui, même écrites, me choquaient alors dans une lettre, bien qu’on s’y soit habitué depuis, mais qui, parlées, me semblent encore, même aujourd’hui, avoir, dans leur négligé voulu, dans leur familiarité apprise, quelque chose d’insupportablement pédant : « Contente d’avoir passé la soirée avec vous, me dit-elle ; amitiés à Saint-Loup, si vous le voyez. » En me disant cette phrase, Mme de Cambremer prononça Saint-Loupe. Je n’ai jamais appris qui avait prononcé ainsi devant elle, ou ce qui lui avait donné à croire qu’il fallait prononcer ainsi. Toujours est-il que, pendant quelques semaines, elle prononça Saint-Loupe, et qu’un homme qui avait une grande admiration pour elle et ne faisait qu’un avec elle fit de même. Si d’autres personnes disaient Saint-Lou, ils insistaient, disaient avec force Saint-Loupe, soit pour donner indirectement une leçon aux autres, soit pour se distinguer d’eux. Mais sans doute, des femmes plus brillantes que Mme de Cambremer lui dirent, ou lui firent indirectement comprendre, qu’il ne fallait pas prononcer ainsi, et que ce qu’elle prenait pour de l’originalité était une erreur qui la ferait croire peu au courant des choses du monde, car peu de temps après Mme de Cambremer redisait Saint-Lou, et son admirateur cessait également toute résistance, soit qu’elle l’eût chapitré, soit qu’il eût remarqué qu’elle ne faisait plus sonner la finale, et s’était dit que, pour qu’une femme de cette valeur, de cette énergie et de cette ambition, eût cédé, il fallait que ce fût à bon escient. IV

 

Sazerat

*Ma tante pouvait lui dire vingt fois en une minute : « C’est la fin, ma pauvre Eulalie », vingt fois Eulalie répondait : « Connaissant votre maladie comme vous la connaissez, madame Octave, vous irez à cent ans, comme me disait hier encore Mme Sazerin. » (Une des plus fermes croyances d’Eulalie et que le nombre imposant des démentis apportés par l’expérience n’avait pas suffi à entamer, était que Mme Sazerat s’appelait Mme Sazerin.) I

*Tout le monde à Combray parla pendant vingt-cinq ans à Françoise de Mme Sazerat et Françoise continua à dire Mme Sazerin, non par cette volontaire et orgueilleuse persévérance dans ses erreurs qui était habituelle chez elle, se renforçait de notre contradiction et était tout ce qu’elle avait ajouté chez elle à la France de Saint-André-des-Champs (des principes égalitaires de 1789 elle ne réclamait qu’un droit du citoyen, celui de ne pas prononcer comme nous et de maintenir qu’hôtel, été et air étaient du genre féminin), mais parce qu’en réalité elle continua toujours d’entendre Sazerin. VI

 

Swann

*[Norpois à propos des gens reçus chez les Swann :] — Je dois dire, ajouta-t-il, pour être tout à fait juste, qu’il y va cependant des femmes, mais… appartenant plutôt…, comment dirais-je, au monde républicain qu’à la société de Swann (il prononçait Svann). Qui sait ? Ce sera peut-être un jour un salon politique ou littéraire. II

*C’est que Gilberte était devenue très snob. C’est ainsi qu’une jeune fille ayant un jour, soit méchamment, soit maladroitement, demandé quel était le nom de son père, non pas adoptif mais véritable, dans son trouble et pour dénaturer un peu ce qu’elle avait à dire, elle avait prononcé au lieu de Souann, Svann, changement qu’elle s’aperçut un peu après être péjoratif, puisque cela faisait de ce nom d’origine anglaise un nom allemand. VI

 

Uzès

*Un jour, en visite, entendant une jeune fille dire : « ma tante d’Uzai », « mon onk de Rouan », elle [la marquise de Cambremer] n’avait pas reconnu immédiatement les noms illustres qu’elle avait l’habitude de prononcer : Uzès et Rohan ; elle avait eu l’étonnement, l’embarras et la honte de quelqu’un qui a devant lui à table un instrument nouvellement inventé dont il ne sait pas l’usage et dont il n’ose pas commencer à manger. Mais, la nuit suivante et le lendemain, elle avait répété avec ravissement : « ma tante d’Uzai » avec cette suppression de l’s finale, suppression qui l’avait stupéfaite la veille, mais qu’il lui semblait maintenant si vulgaire de ne pas connaître qu’une de ses amies lui ayant parlé d’un buste de la duchesse d’Uzès, Mlle Legrandin lui avait répondu avec mauvaise humeur, et d’un ton hautain : « Vous pourriez au moins prononcer comme il faut : Mame d’Uzai. » IV

 

Villeparisis

*Mon père dans l’intervalle avait rencontré une fois ou deux M. de Guermantes, et maintenant que M. de Norpois lui avait dit que le duc était un homme remarquable, il faisait plus attention à ses paroles. Justement ils parlèrent, dans la cour, de Mme de Villeparisis. « Il m’a dit que c’était sa tante ; il prononce Viparisi. III

 

Les deux étrangers au nom compliqué :

Prince von Faffenheim-Munsterburg-Weinigen

*Puis je dis aussi bonjour au prince de Foix, et, pour le malheur de mes phalanges qui n’en sortirent que meurtries, je les laissai s’engager dans l’étau qu’était une poignée de mains à l’allemande, accompagnée d’un sourire ironique ou bonhomme du prince de Faffenheim, l’ami de M. de Norpois, et que, par la manie de surnoms propre à ce milieu, on appelait si universellement le prince Von, que lui-même signait prince Von, ou, quand il écrivait à des intimes, Von. Encore cette abréviation-là se comprenait-elle à la rigueur, à cause de la longueur d’un nom composé. III

 

Viradobetski

*Quant au sculpteur Ski, appelé ainsi à cause de la difficulté qu’on trouvait à prononcer son nom polonais, et parce que lui-même affectait, depuis qu’il vivait dans une certaine société, de ne pas vouloir être confondu avec des parents fort bien posés, mais un peu ennuyeux et très nombreux, il avait, à quarante-cinq ans et fort laid, une espèce de gaminerie, de fantaisie rêveuse qu’il avait gardée pour avoir été jusqu’à dix ans le plus ravissant enfant prodige du monde, coqueluche de toutes les dames. IV

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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  1. Nouvelle ayant transité par chez Pierre Assouline :

    « Oyez, oyez ! Concours de Pastiches proustiens !

    A l’occasion du centenaire de la publication de Pastiches et Mélanges paru en juin 1919, la Société des Amis de Marcel Proust organise un concours de pastiches proustiens.

    Pour mémoire, Marcel Proust se prit souvent au jeu pastiche littéraire, et notamment en 1908-1909, dans une série d’articles évoquant un même fait-divers, L’Affaire Lemoine. Ces pastiches furent réunis, en 1919, avec d’autres articles, dans un volume intitulé Pastiches et Mélanges. Le Temps retrouvé, dernier volume de A la recherche du temps perdu, contient également un célèbre pastiche du Journal des frères Goncourt. Le style de Proust a lui-même été souvent pastiché, par exemple par André Maurois (Le côté de Chelsea) ou Jean-Louis Curtis (La Chine m’inquiète ; La France m’épuise).

    Le concours est ouvert dans trois catégories : catégorie professionnelle, catégorie amateur et catégorie scolaire.

    La catégorie professionnelle est ouverte à toutes les personnes ayant déjà publié une œuvre littéraire (y compris à compte d’auteur).

    La catégorie amateur est ouverte à toutes les personnes n’ayant jamais publié d’œuvre littéraire (y compris à compte d’auteur).

    La catégorie scolaire est ouverte à toutes les classes de l’enseignement secondaire, public ou privé. La participation se fait collectivement, au nom de la classe.

    La forme choisie pour le concours est celle d’un texte comprenant, espaces comprises :

    entre 4 500 et 10 000 signes pour la catégorie professionnelle
    entre 2 500 et 5 000 signes pour la catégorie amateur
    entre 1 500 et 3 000 signes pour la catégorie scolaire
    Ce texte doit par ailleurs obéir aux caractéristiques suivantes :

    être une œuvre originale, non publiée ;
    comporter un titre ;
    être écrit en français, dactylographié en police calibri de taille 11, paginé, au format Word (.doc) ou Open Office (.odt) ;
    ne comporter aucune information permettant d’identifier l’auteur du pastiche (son nom ou pseudonyme, en particulier);
    s’inspirer du style de Proust pour donner l’illusion que le texte pourrait être de sa plume. Le thème traité pourra cependant ne pas être contemporain du monde de Proust (dans ses propres pastiches, Proust n’hésitait pas à avoir recours à quelques anachronismes).
    Pour les concurrents de la catégorie scolaire, il est par exemple suggéré d’illustrer l’une des thématiques suivantes :

    « Le Narrateur d’A la recherche du temps perdu reçoit un Smartphone et s’émerveille des possibilités technologiques qu’il offre (visualisation du correspondant, recherches sur Internet, localisation des amis, envois de SMS…) » ;
    « Avec son amie Albertine, le Narrateur d’A la recherche du temps perdu visite une ville emblématique de votre département ».
    Dates d’ouverture des participations

    Les participations sont ouvertes jusqu’au dimanche 31 mars 2019 à minuit, heure de Paris.

    Dans chaque catégorie, la composition des prix est la suivante :

    1er prix : 500 €
    2e prix : 300 €
    3e prix : 200 €
    Par ailleurs, les meilleurs pastiches feront l’objet d’une publication sur le site Internet de la Société des Amis de Marcel Proust et pourront également faire l’objet d’une publication papier.

    Un jury composé de membres du conseil d’administration de la Société des Amis de Marcel Proust se réunira pour décerner trois prix dans chaque catégorie.

    Les membres du jury seront guidés dans leurs choix par un ensemble de critères communs : ressemblance avec le style de Proust, originalité du récit, émotions dégagées par le texte et respect de l’orthographe et de la grammaire.

    Le règlement du concours est disponible en cliquant sur ce lien.

    Chaque concurrent ne pourra concourir que dans une seule catégorie.
    Un seul texte par concurrent sera considéré.
    Dans l’hypothèse où un même concurrent dépose plusieurs dossiers de participation, seul le dernier en date sera pris en considération.

    Les dossiers de participation sont à déposer sur le site internet de la Société des Amis de Marcel Proust, avant le dimanche 31 mars 2019 à minuit, heure de Paris, en cliquant sur ce lien.

    A l’issue de l’inscription, le concurrent recevra un courriel de confirmation de la bonne prise en compte de son dossier.

    Toute question relative au Concours de Pastiches 2019 est à adresser à l’adresse concourspastiches@amisdeproust.fr« 

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