De Proust à Verne, de la Terre à la Lune

De Proust à Verne, de la Terre à la Lune

Marcel a lu Jules ! Cinq semaines en ballon paraît chez Hetzel huit ans avant sa naissance ; Vingt-mille lieues sous les mers, deux ; il a deux ans quand sort Le Tour du monde en quatre-vingts jours ; et cinq lors de la publication de Michel Strogoff.

Jules Verne meurt en pleine gloire quand Marcel Proust se lance dans À la recherche du temps perdu. Si l’on a pas de photo du second lisant du premier l’un des ouvrages à la couverture en pleine percaline rouge, une phrase de Sodome et Gomorrhe prouve l’impact de ses romans d’aventures à la sauce scientifique sur le jeune lecteur qu’il a été.

Le Héros évoque Aimé : « il avait l’air attentif et fiévreux d’un enfant qui lit un roman de Jules Verne » !

Sans nul doute, Proust a été cet enfant attentif et fiévreux.

Ces jours-ci, je (re-)lis Verne. Est-ce une exercice de désintoxication ? Toujours-est-il que je me suis abonné à l’offre du Monde d’acquérir l’intégrale des « Voyages extraordinaires ».

J’ai lu d’un trait la première livraison (3,99 €) en attendant les suivantes (9,99 € chaque).

Naturellement, dans Voyage au centre de la Terre, des mots communs aux deux auteurs — Barnum, Nemrod et primo cartello — ne m’ont pas échappé.

J’ai aussi souri en trouvant le nom générique de l’œuvre proustienne (page 67).

Mais cette Recherche-là est une corvette française !

Loin de Proust, Verne, ce n’est pas mal non plus !

Parole de proustiste…

Patrice Louis


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

Write a Reply or Comment

Your email address will not be published.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.