Lézarder à Illiers-Combray

Lézarder à Illiers-Combray

 

Le chemin de la Védière du bord de Loir longe un grand mur…

Le mur, du lavoir de la Grève en face

Le mur, de la Védière

Derrière, y demeuraient un ancien et cultivé président de l’Office de Tourisme et son épouse. Le couple s’est retiré hors d’Illiers-Combray. Je ne sais qui loge désormais derrière ce mur.

 

En revanche j’en connais un qui habite dedans.

(Photos PL)

Ce petit saurien de la famille des Lacertidées, est communément et judicieusement appelés « lézard des murailles » (Podarcis muralis en latin). Rien ne lui plaît plus que de se prélasser au soleil, offrant ainsi un verbe à notre langue.

 

Comment, en le voyant, ne pas penser à l’adresse d’Albertine au Héros « un matin où il avait plu et où il faisait presque froid », sur la digue de sa station normande, dans À l’ombre des jeunes filles en fleurs :

*« Quel temps, me dit-elle, au fond l’été sans fin à Balbec est une vaste blague. Vous ne faites rien ici ? On ne vous voit jamais au golf, aux bals du Casino ; vous ne montez pas à cheval non plus. Comme vous devez vous raser ! Vous ne trouvez pas qu’on se bêtifie à rester tout le temps sur la plage ? Ah! vous aimez à faire le lézard ? Vous avez du temps de reste. II

 

Moi, lézarder, ça m’épuise.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

PS : Mon lézard a un nom : Marcel.

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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