Sceller le serment de Combray, ter

Sceller le serment de Combray, ter

 

Ter repetita placent… Une amie béninoise m’a fait le plaisir de venir à Illiers-Combray.

Elle s’appelle Raïssa Gbedji. Comme Mikaïla Issa et Hermann Boko qui l’ont précédée, elle a baigné dans le journalisme. Lors de mon séjour dans son pays, elle était la correspondante de RFI à Cotonou.

 

Ce week-end, nous avons sacrifié au rituel proustien et à la Maison de tante Léonie, je lui ai offert Du côté de chez Swann.

Raïssa, à son tour, a conclu avec moi le Serment de Combray : elle lit le roman. Si elle va jusqu’au bout et si elle l’a aimé, elle me le fait savoir et je lui envoie — où qu’elle se trouve alors — À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Si elle le lit, va jusqu’au bout et l’aime, elle me l’indique et je lui envoie Le Côté de Guermantes. Si elle le lit, etc., etc., jusqu’au Temps retrouvé.

 

La lecture est chère à mon amie que j’appelle « Princesse », car elle en a l’allure, et qui m’appelle « Majesté », car je suis prince au royaume du Dahomey (si, si !).

(Photos PL)

 

Depuis quatre ans, Mlle Gbedji a infléchi le cours de sa vie en se consacrant à l’accompagnement du processus électoral dans des pays africains. Respect.

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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