Proust en pension

Proust en pension

 

Quand l’asthme a du bon !

Pour son service militaire, il aurait dû connaître la vie de caserne avec chambrées à partager avec d’autres conscrits.

Tout fragile qu’il soit, Proust n’en décide pas moins à 18 ans de signer un engagement conditionnel d’un an dans l’armée. Il profite alors d’une disposition de la loi militaire qui offre aux jeunes gens titulaires du baccalauréat et pouvant payer 1 500 francs pour les frais d’entretien, de ne faire qu’un an de service au lieu de cinq.

C’est ainsi que le 15 novembre 1889 il est appelé sous les drapeaux au 76e régiment d’infanterie stationné à la caserne Coligny d’Orléans.

La caserne Coligny

La caserne Coligny

 

Curieusement, la vie militaire ne lui déplaît pas : il se souviendra de cette période sous les drapeaux comme d’ « une suite de petits tableaux plein de vérité heureuse et de charme ».

Proust en ami bidasse

Proust en ami bidasse

 

Seul hic — mais pas pour lui —, au dortoir, ses crises d’asthme empêchent les autres soldats de dormir. Son capitaine l’invite alors à se loger en ville. Il s’installe à deux pas, à la Pension Renvoyzé, 92, rue du Faubourg-Bannier, Orléans où il loue une chambre meublée.

La rue du Faubourg Bannier, aujourd'hui

La rue du Faubourg Bannier, aujourd’hui

 

Certes, ce n’est pas un palais, mais c’est autrement mieux que de passer la nuit à la caserne.

À propos, dès demain, nous verrons que l’homme de plume appréciait le duvet ! Nous passerons en revue les palaces qu’il a fréquenté tout au long de son existence.

Décidément, l’ami Marcel trouve toujours le moyen d’être logé au mieux.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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