Proust monté en lampadaire

Proust monté en lampadaire

 

Voir Proust partout, c’est contagieux…

[Additif, le lendemain matin : ou mieux : Le nom de Proust, ça fait vendre.]

L’œil toujours aux aguets chez les commissaires-priseurs, mon ami Olivier de Rincquesen me signale une œuvre vendue mardi prochain chez Piasa, à Paris.

Mendini, Proust

Mendini, Proust

 

C’est un lampadaire signé Alessandro Mendini, architecte, peintre, théoricien et poète. Son titre : 
Proust.

Le catalogue précise : « Proust, collection Interno di un Interno, Dilmos, Lampadaire, Version peinte à la main de la lampe Papalina, pour Eleusi (1985)
 Série de deux pièces unique, dont une est dans la, collection du Groninger Museum, Date de création : 1991, H 151 cm

Estimation : 4 000 / 6 000 € »

Le nom de la vente : « Protest ! »

 

Lampadaire est absent de la Recherche. En revanche, des lampes, il y en a à profusion. Voici l’une des premières, dans Du côté de chez Swann :

 

*On avait bien inventé, pour me distraire les soirs où on me trouvait l’air trop malheureux, de me donner une lanterne magique, dont, en attendant l’heure du dîner, on coiffait ma lampe ; et, à l’instar des premiers architectes et maîtres verriers de l’âge gothique, elle substituait à l’opacité des murs d’impalpables irisations, de surnaturelles apparitions multicolores, où des légendes étaient dépeintes comme dans un vitrail vacillant et momentané.

 

Fiat lux…

 

Parole de proustite…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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  1. Présentation classique et chic! Je suis séduit.

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