Un nouvel écrivain à Illiers-Combray

Un nouvel écrivain à Illiers-Combray

 

Belle moisson photographique lors de ma balade quotidienne autour du Loir et dans les rues de ma commune d’adoption…

 

Tout d’abord, cette annonce sur le panneau d’information de la mairie :

 

Un écrivain publique ! La nouvelle Maison des Services est déjà en elle-même une riche idée, mais avoir pensé à une personne chargée d’aider à coucher sur le papier les mots des habitants qui en ont besoin est judicieuse.

 

Ensuite, près de la rivière, un tronc d’arbre…

 

… une souche aux barbelés…

 

… un anneau rouillé sur une clôture…

 

… la machinerie du lavoir…

 

… une plante poussant dans les pierres d’un mur…

 

… une pompe dans un jardin abandonné…

 

… une porte cassée avec l’église au fond…

 

… et un cerisier en fleur.

 

Autant d’éléments qui ne se trouvent pas dans la Recherche mais qui n’ont pas moins de charme — à l’exception de l’arbre fleuri :

*Les fleurs des cerisiers sont si étroitement collées aux branches, comme un blanc fourreau, que de loin, parmi les arbres qui n’étaient presque ni fleuris, ni feuillus, on aurait pu croire, par ce jour de soleil encore si froid, que c’était de la neige, fondue ailleurs, qui était encore restée après les arbustes. III

*Pour arriver à la maison qu’elle habitait, nous longions de petits jardins, et je ne pouvais m’empêcher de m’arrêter, car ils avaient toute une floraison de cerisiers et de poiriers; sans doute vides et inhabités hier encore comme une propriété qu’on n’a pas louée, ils étaient subitement peuplés et embellis par ces nouvelles venues arrivées de la veille et dont à travers les grillages on apercevait les belles robes blanches au coin des allées. III

*— Ah! des fleurs de ce temps-là, comme c’est ingénieux, s’écria Legrandin.

— Vous peignez en effet de belles fleurs de cerisier … ou des roses de mai, dit l’historien de la Fronde non sans hésitation quant à la fleur, mais avec de l’assurance dans la voix, car il commençait à oublier l’incident des chapeaux.

— Non, ce sont des fleurs de pommier, dit la duchesse de Guermantes en s’adressant à sa tante.

— Ah! je vois que tu es une bonne campagnarde; comme moi, tu sais distinguer les fleurs. III

 

Sur le chemin du retour, entre la Poste et la Salle des Fêtes, j’ai vu un petit attroupement. C’était notre bon maire, une partie de son équipe et une dame faisant des essais d’installation du futur buste de Marcel Proust dans le nouveau jardin public.

 

Devant ce buste de répétition, j’ai présenté mes hommages à la dame — c’était l’artiste, Ybah — et le maire m’a précisé l’inauguration pour juin (voir la chronique D’un buste à l’autre sans quitter Illiers-Combray).

 

Et, à la maison, heureuse de nous retrouver, la Poule est allée s’installer sur sa chaise préférée.

(Photos PL)

 

La Poule et Vermeer après Odette et Ver Meer !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

PS : Aimable appréciation de Marcelita à propos ce blogue : « c’est le roman de Proust mais fracturé comme les morceaux de verre du vertigineux kaléidoscope ».

 

 


CATEGORIES : Chronique, Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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