Instantanés pré-printaniers

Instantanés pré-printaniers

 

À quelques minutes de l’arrivée officielle du printemps, le Combray de Proust n’affiche pas de hâte… La saison de la renaissance prend son temps.

 

Dans le petit raidillon, pas le moindre bourgeon d’aubépines.

Le décor n’en est que plus immuable au Pré Catelan.

 

À peine quelques fleurs des champs dans une allée.

 

D’autres au bord de la Vivonne le long du chemin de halage où dorment des canards.

 

La tour du château…

 

… le Pont-Vieux…

 

… et l’église de l’autre côté de la rivière…

 

… ou au-delà d’une mare à la Grève.

 

Attirée par la Vivonne, Violette en a profité pour cueillir quelques fleurs…

 

… qui concluent en bouquet cette chronique s’affichant sur l’ordinateur.

(Photos PL)

 

La boucle est bouclée. Vive le printemps !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

3 comments to “Instantanés pré-printaniers”

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  1. De retour du théâtre…
    Alors que vous rendiez hommage, Patrice Louis,à la nature de notre village, je traversai Paris pour assister à la représentation du spectacle de Laure Hillerin « Proust pour rire » qui se donnait dans la chapelle du lycée Jacques Decour (métro Anvers); j’en avais fait la publicité auprès des adhérents de la SAMP et je me faisais une joie de découvrir cette adaptation. Quelle ne fut pas ma surprise quand Laure Hillerin nous donna en guise de préambule une harangue contre les docteurs, les universitaires, les « proustiens patentés » (une de vos expressions, je pense, Patrice Louis)qui sont responsables de l’image d’un Proust ennuyeux !… ET je retrouvai les propos de Clopine Trouillefou : l’une serait-elle le masque de l’autre ? Certains élèves ont beaucoup ri pendant ce spectacle mais je ne suis pas sûre qu’ils aient été réactifs à l’humour de Proust… Je ne porterai pas de jugement sur cette mise en scène ; en revanche je mettrai en garde mes collègues du secondaire : ne donnez pas à vos élèves une image de Proust aussi passéiste, qui ne retient de l’oeuvre que des passages de chronique sociale, qui ne donne aucune importance à la construction de l’oeuvre, et qui passe à côté de l’essentiel, sa fraîcheur et son universalité. Mireille Naturel.

  2. Chère Mireille Naturel,

    Avec « l’autofictif » (le blog d’Eric Chevillard), le « fou de Proust » est un endroit du ouèbe que je visite quotidiennement.

    Aussi, vous pouvez, par exemple, m’y poser des questions via l’espace « commentaires »… Aussi facilement que je peux vous en poser.

    Car si vous vous adressez à notre hôte à mon propos, « par-dessus ma tête » en quelque sorte, cela renvoie, dans la « vraie vie », à ces scènes où deux personnes parlent d’une troisième, sans même se soucier si cette dernière est présente ou non. Comme si celle dont on parle (généralement pas en bien…) était transparente, ou avait trois ans d’âge, ou… n’était pas digne qu’on lui adresse directement la parole.

    bref, je me ferai un plaisir, savez-vous, de répondre à toute question de votre part. Il vous suffit de me la poser !

  3. Ou, pour vous expliquer mon propos de façon plus proustienne, cela renvoie à la scène de la Recherche où Charlus cherche à humilier et à rabaisser la pauvre Sainte-Euverte, en en parlant outrageusement à trois pas d’elle. Ce qui n’est certes pas le moment où le Baron fait le plus la preuve de son élégance !!!

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