Leçon de lecture de Proust, par Gaston Gallimard

Leçon de lecture de Proust, par Gaston Gallimard

 

Trouvé sur internet un conseil pour celles et ceux qui voudraient lire À la recherche du temps perdu, mais qui ne savent comment s’y prendre. Il est signé par Gaston Gallimard.

Interrogé pour l’émission Océaniques, en 1987, Guy Schoeller, fondateur de la collection Bouquins chez Robert Laffont, se souvient de ce que le fondateur de la NRF lui avait appris pour aborder l’œuvre : « Il me disait de commencer par lire dix pages, puis onze, puis douze, jusqu’à vingt, et puis de me tenir à vingt pour les jours suivants et de le lire tous les jours de la semaine sauf le dimanche. »

 

Ce n’est pas plus compliqué que ça !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

www.actualitte.com/video/comment-lire-facilement-marcel-proust-par-gaston-gallimard/69146

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

2 comments to “Leçon de lecture de Proust, par Gaston Gallimard”

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  1. Gaston Gallimard, si l’on en juge les lettres amères, pleines de récriminations, truffées d’admonestations que Proust lui adressa, pour ne citer qu’un exemple parmi une pléthore : « Je dois d’avoir de l’Ombre des Jeunes Filles en fleurs l’édition la plus sabotée qui se puisse voir… » (mai 1919), est l’homme au monde le moins bien placé pour prodiguer un tel conseil, lequel, d’ailleurs est inepte. Son « sauf le dimanche » est la preuve flagrante de l’absurdité d’un tel conseil. Si on veut aborder l’oeuvre, et s’y tenir, ce n’est pas tant le nombre de pages qui compte, mais la ténacité, la résilience, la patience, l’antienne quotidienne jamais interrompue, l’ouverture d’esprit et, bien plus, celle du coeur, quel que soit son âge, l’heure du jour ou la saison.

  2. Eh bien, décidément, Jean Adloff, j’ai bien peur que vous et moi ne soyons d’accord sur rien !

    Là où vous fulminez, trouvez les conseils de Gallimard « ineptes » et lui retirez toute pertinence, moi… Je souris franchement. Je prends en effet le conseil de Gallimard à Guy Schoeller pour une plaisanterie parfaitement assumée. Son « sauf le dimanche » est irrésistible, et toute ce passage, , construit comme une posologie ou une ordonnance, est à mon sens plein d’humour.

    Je regrette aussi que notre « débat » autour des « gestes impies et secrets » tourne court : vous avez avancé vos arguments, j’ai tenté de vous répondre, il semble que vous n’ayez pas envie d’aller plus loin… Soit. (mais je reste un peu sur ma faim !)

    Bonne journée à vous et à notre hôte !

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