Chroniques cabourgeaises (1)

Chroniques cabourgeaises (1)

 

Un week-end sur les traces de Marcel Proust sur les côtes de la Manche ne peut commencer qu’à Trouville.

Bien avant que le « Grand-Hôtel » de Cabourg n’ouvre, c’est à une vingtaine de kilomètres plus haut que l’enfant découvre la mer à l’« Hôtel des Roches-Noires ».

 

J’y ai fait un pèlerinage en avant-propos des Journées Musicales organisées tous les deux ans par Les Amis de Vinteuil.

 

Pour gagner Cabourg, je suis passé par le restaurant trouvillais « Les Vapeurs » (souvenir personnel).

 

J’ai fait une halte à Houlgate (autre souvenir personnel d’il y a fort longtemps lorsque j’y ai villégiaturé en colonie de vacances).

 

Sur les planches de Deauville, j’ai fait un clin d’œil à deux stars hollywoodiennes ayant un lien avec Proust.

Dans The Big Sleep, celle qu’on appelait « The Look » interpelle Humphrey Bogart, qui joue Philip Marlowe, ainsi : « So you do get up, I was beginning to think you worked in bed like Marcel Proust. »

 

L’acteur américain joue Charlus dans Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz.

 

En entrant dans Cabourg, j’ai immortalisé la gare d’où devait descendre l’écrivain, attendu sans doute par une voiture du palace de la station.

 

Moi, au « Grand-Hôtel », c’est le liftier (personnage célèbre de la Recherche) qui m’attendait. Il s’appelle Maxime et appuie sur le boiton d’appel pour la clientèle quand ses fonctions de voiturier-bagagiste lui en laissent le loisir…

 

Les chambres de l’établissement sont toujours parfaites.

 

Cette fois-ci, la mienne donne, non sur la mer, mais sur le jardin (c’est moi qui paie !).

La voiture verte en bas de ma fenêtre, c’est mon coupé-cabriolet.

 

L’hôtel vu des jardins maintenant, toujours magnifiquement imposant.

 

Sur la Promenade Marcel Proust, qui s’appelait alors digue, une jeune fille en fleurs modèle 2018 arbore une tenue de moto !

 

Mais les mouettes, sur la plage, n’ont pas changé.

*Seul, je restai simplement devant le Grand-Hôtel à attendre le moment d’aller retrouver ma grand’mère, quand, presque encore à l’extrémité de la digue où elles faisaient mouvoir une tache singulière, je vis s’avancer cinq ou six fillettes, aussi différentes, par l’aspect et par les façons, de toutes les personnes auxquelles on était accoutumé à Balbec, qu’aurait pu l’être, débarquée on ne sait d’où, une bande de mouettes qui exécute à pas comptés sur la plage — les retardataires rattrapant les autres en voletant — une promenade dont le but semble aussi obscur aux baigneurs qu’elles ne paraissent pas voir, que clairement déterminé pour leur esprit d’oiseaux. II

[Reconnaissez-moi le choix judicieux de l’extrait en fonction du sujet et de l’illustration].

 

Pour le début des festivités, je vais, moi, devoir changer de tenue.

 

Le soir, c’est concert pictural et littéraire…

 

… avant le cocktail où se mêlent des Proustiennes et des Proustiens venus des États-Unis, de Paris, du Japon, d’Illiers-Combray, du Brésil, de Cabourg, de Chartres, d’Île-de-France et j’en oublie pour celles et ceux que j’ai salués mais j’ai fait le choix de ne pas sacrifier au toujours un peu ridicule name dropping !

 

Les Journées de Vinteuil, c’est bien parti et la météo s’annonce clémente pour ce si j’en crois le bulletin déposé dans ma chambre.

(Photos PL)

 

C’est cadeau. La suite des événements, demain.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 

 

 

 

 


CATEGORIES : Chronique, Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

Has one comment to “Chroniques cabourgeaises (1)”

You can leave a reply or Trackback this post.
  1. Je vous envie … les photos sont belles et le soleil est au rendez-vous.
    Bon week-end et vivement la suite cabourgeaise !

    Is.

Write a Reply or Comment

Your email address will not be published.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Articles populaires

Abonnez-vous

Un flux RSS proustien pour recevoir tous les articles du Fou de Proust
Et également sur et