Cabourg se fait rare dans la Recherche (et Illiers, alors !)

Cabourg se fait rare dans la Recherche

(et Illiers, alors !)

— Allons bon ! notre chroniqueur perd la boule. S’il est des communes omniprésentes dans l’œuvre de Proust, c’est bien celles-là.

— Halte-là ! Ne m’accablez pas trop vite. Il n’est pas ici question de Balbec ni de Combray, mais de celles qui ont inspiré l’écrivain avant d’être rebaptisées.

— …

— Ah ! on fait moins les fiers. Cabourg n’a droit qu’à une occurrence. Elle est même fugace. Dans Du côté de chez Swann, ce cher Charles est plongé dans un journal où il finit par « lire machinalement les nouvelles des départements. Il y avait eu une tempête dans la Manche, on signalait des dégâts à Dieppe, à Cabourg, à Beuzeval. Aussitôt il fit un nouveau mouvement en arrière. » On ne peut faire plus discret.

Si : on peut être totalement absent, comme Illiers, aussi gommé de l’œuvre que le frère de Marcel dont le Héros est fils unique.

Les sept lettres qui composent sont nom y sont bien écrites dans le même tome, mais comme « corruption » de Saint-Hilaire dont le curé de Combray rappelle à tante Léonie « qu’on [l’]appelle aussi, vous le savez, dans certaines provinces, Saint-Illiers, Saint-Hélier, et même, dans le Jura, Saint-Ylie. »

 

—C’est tout ?

— C’est tout.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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