Intermède estival : À la recherche des sources du Loir II — Cap au Nord

Intermède estival : À la recherche des sources du Loir

 

II — Cap au Nord

 

L’objectif : une source du Loir à Fruncé.

 

Cap au Nord. 14 km à parcourir.

Départ du Calvaire d’Illiers-Combray. Route D 23.

 

Dès le passage à niveau, un étrange sentiment me saisit. Comme le Héros de la Recherche à propos du viaduc de Combray, je me représente l’exil et la détresse hors du monde civilisé.

 

Aux Perruches, je laisse à gauche, la route de la source officielle et fonce tout droit, vers l’inconnu.

 

Au Breuil, je traverser la D 30.2. Je passe à Cernay.

 

Après Le Bois Hinoust, je prends la D 143 et, enfin, la D 108.

 

L’église se présente à gauche.

 

Je tombe sur une rue au nom prometteur.

 

Une visite à la mairie s’impose.

 

Elle est fermée mais, dans la cour un conseiller municipal fort urbain exprime ses doutes sur la présence d’une source du Loir ici mais invite à aller voir du côté de la rue du Puits.

 

Une pompe devant l’église est de bon augure.

 

Un robinet plus prometteur encore.

 

La rue du Puits annonce logiquement de l’eau.

 

Au panneau de sortie de la commune, un château d’eau se dresse et, à droite un point d’eau.

 

Habitante de la maison derrière le grillage, une voisine me reçoit en peignoir blanc et confesse n’avoir aucune lumière sur mon sujet. Son jeune voisin ne peut me donner comme information qu’un nom, « La Mare de Fruncé ». Dans la maison d’en face, visiblement mieux implanté et depuis plus longtemps à voir son teint hâlé aux rayons du soleil beauceron, un monsieur d’un âge certain retire la majuscule à Mare, la ravalant à un banal point d’eau. Toutefois, se souvient-il, il fut un temps où l’on pêchait ici des brochets. Finaud, il conclut : « Ils devaient bien venir de quelque part ! » — sauf si la mare a été empoissonnée par une société de pêche.

Je lui parle du lit à sec qui y aboutit mais il douche ma curiosité en éveil en me précisant qu’il n’accueille que des eaux de ruissellement.

 

L’indigène m’indique, au-delà d’un bois plus loin, qu’il y a un cours d’eau qui pourrait bien faire office de Loir naissant.

Seulement, l’été, il n’y a pas la moindre goutte et le cours d’eau ressemble à la canalisation longeant le grillage.

 

Il ne me reste plus qu’à me fier au plan de départ, dans l’espoir de jours pluvieux. En Mai-68, je célébrais la plage sous les pavés. Aujourd’hui, je ne puis qu’imaginer l’eau sous les champs.

 

Un peu plus loin, au hameau nommé Bottin, tels des totems, un robinet et une pompe certifient que le sous-sol est source d’espoir pour qui cherche de l’eau.

(Photos PL)

 

Deuxième étape demain.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

Write a Reply or Comment

Your email address will not be published.

Articles populaires

Abonnez-vous

Un flux RSS proustien pour recevoir tous les articles du Fou de Proust
Et également sur et