Mitterrand proustien

Mitterrand proustien

 

Comment y échapper ? La presse regorge (et ce n’est qu’un début) des secrets d’alcôve sous le mode épistolaire que Gallimard va publier la semaine prochaine, Journal pour Anne.

Ce sont les lettres que François Mitterrand a écrites entre 1964 à 1970 à sa maîtresse — de celles que le français d’Afrique nomme « le deuxième bureau » !

Je me garderai bien de commenter l’événement d’autant que je n’ai pas l’intention de lire l’ouvrage, mais mon journal, que je reçois ce matin (Illiers-Combray n’est pas sur le même fuseau horaire que Paris où Le Monde peut être lu la veille dès l’après-midi) barre sa « une » d’une photo couleur de l’ancien président de la République, prise par la dame et titre : « Mitterrand amoureux ». Le dessin de Plantu est légendé d’un extrait qui est mis aussi mis en exergue page 13 : « Il n’y a d’amour éternel que contrarié. Méfiez-vous d’un amour paisible où tout va bien ! Quand c’est difficile —quand c’est tout le temps difficile —, l’amour ne s’éteint pas. »

 

Marcel Mitterrand, on dirait du Proust.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

2 comments to “Mitterrand proustien”

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  1. Proustien, oui, peut-être, mais alors à sa manière et à son insu lui qui, sauf erreur, connaissait peu ou pas du tout la Recherche, et dont les goûts littéraire s’arrêtaient à hauteur de Jacques Chardonne, soit sensiblement plus bas que le jet d’eau d’Hubert Robert, métaphore du Livre de Proust.

  2. Sarkozy, lui, lisait ostensiblement la Recherche durant son pontificat, peut-être en pensant à la la Princesse de Clèves.

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