Proust sauvé par les femmes

Proust sauvé par les femmes

 

Encore un dîner de Laurence au restaurant de la place Saint-Sulpice à Paris… Celle qui voudrait que les sept milliards de locataires de la Terre lisent À la recherche du temps perdu a, une fois de plus, réussi son pari : elle a attiré sont lot de proustien(ne)s et de néo-proustien(ne)s prêts à interpréter des dialogues extrait de l’œuvre. Les puristes hurleraient à la simplification !

Et comme l’auteure du blogue proustpourtous, peut compter sur plusieurs petits noyaux, elle attire toujours de nouvelles têtes. Mercredi soir, le thème était « scènes d’amour et de ménages » et l’on est venu de Sidney, New York, Grenoble, Cabourg, Illiers-Combray (même pas moi), Bourg-la-Reine et Paris.

(Photo PL)

(Photo PL)

 

D’un dîner à l’autre, une permanence : les femmes forment toujours l’essentiel de la distribution.

 

Laurence Grenier en a profité pour me présenter son petit dernier (gros bébé au demeurant), une nouvelle version modernisée de son « édition abrégée » de la Recherche (Éditions de la Spirale, 2016, 20 €).

(épuisé)

(épuisé)

(2016)

(2016)

 

Les puristes hurleront encore — pas de quoi décourager la messianique Laurence !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

8 comments to “Proust sauvé par les femmes”

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  1. Merci de tous ces articles sur les « Dînez avec Proust ». Tu me traites de Proustienne messianique, et j’apprécie, car dans le genre tu n’as pas de leçons à recevoir: chacun son petit créneau « tout pour les amis et vive les camarades! »

  2. Vous aviez noué votre nœud papillon lors d’un « Diner à la Raspelière », revêtu la soutane du curé pour venir « Diner à Combray » et vous voici ce soir tenter d’enfoncer les cattleyas dans le corsage d’Odette…Merci, cher Swann d’avoir ajouté une touche de virilité à ce diner majoritairement féminin.
    Votre fantaisie nous réjouit chaque fois que vous vous laissez aller à parsemer anecdotes et bons mots sur le bœuf en gelée…
    Et laissons les « puristes » hurler avec les loups.
    Catherine

  3. Merci beaucoup, au nom des femmes, pour ce reportage plein d’humour sur ce charmant diner d’hier!

  4. Qu’est-ce que c’est que cette histoire de cattleya? Nous ne pouvons pas rester dans l’ignorance.

    • patricelouis says: -#2

      Ma voisine jouait Odette, j’étais Charles… J’ai rempli mon rôle en paroles mais aussi en gestes, remettant « droites les fleurs de [son] corsage », les « enfon[çant] un peu ». Je me suis assuré de ne pas la froisser : « Je ne vais pas trop fort, je ne suis pas trop brutal ? Je vous chatouille peut-être un peu ? ». Bref, nous avons voulu être criants de vérité. N’est-ce pas cela l’art théâtral ?

  5. effectivement,
    et merci à Laurence pour ce travail considérable qui est l’élaboration de ces dialogues et quelle joie de nous donner l’occasion de jouer ces personnages, Odette pour moi cette fois-ci!c’est tellement drôle et me retrouver à dialoguer avec le célèbre Patrice Louis.
    Catherine

  6. A propos de Swann et Odette, je me demande quelle est la proportion respective de femmes et d’hommes dans la Recherche. J’entends de personnages actifs, hors ceux qui sont seulement nommés.

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