Jouons !

Jouons !

 

Que ce soit dans les sports physiques ou intellectuels, les personnages d’À la recherche du temps perdu se dépensent.

Le Héros lui-même s’y met, même s’il n’est pas le Costaud des Épinettes (expression tirée du livre éponyme de Tristan Bernard (1910), porté à l’écran par Raymond Bernard (1923), ni le Costaud des Batignolles, film réalisé par Guy Lacourt (1951). Sa propre participation se résume joliment dans cette apostrophe lancée par Albertine : « Vous ne faites rien ici ? On ne vous voit jamais au golf, aux bals du Casino ; vous ne montez pas à cheval non plus. Comme vous devez vous raser ! »

 

En cette saison où les sports sont rois — l’Euro de football, les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro, le Tour de France cycliste —, l’occasion est idéale pour faire un tour du côté des muscles.

 

La première des vingt-cinq occurrences du mot « sport » et de ses dérivés — il faut attendre le deuxième volume — montre le peu de considération que l’auteur en fait : « Mon Dieu, mais comme votre présence élève le niveau de la conversation ! me dit comme pour s’excuser auprès de Bergotte, Swann qui avait pris dans le milieu Guermantes l’habitude de recevoir les grands artistes comme de bons amis à qui on cherche seulement à faire manger les plats qu’ils aiment, jouer aux jeux ou, à la campagne, se livrer aux sports qui leur plaisent. »

 

Pendant un mois, nous allons nous mettre en petite tenue pour examiner tous les sports de la Recherche. Début demain de la série sur les sports joués par les enfants.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

Comments are closed.

Articles populaires

Abonnez-vous

Un flux RSS proustien pour recevoir tous les articles du Fou de Proust
Et également sur et