Chère Diane : rencontre avec un personnage de Proust

Chère Diane : rencontre avec un personnage de Proust

 

Jeune fille en fleurs, Diane de Margerie faisait de la bicyclette, mais c’était dans la Cité Interdite, à Pékin occupée par les Japonais.

La femme de lettres s’est montrée plus malicieuse que jamais devant des lecteurs à la librairie L’Esperluèrte de Chartres, ville où elle vit la moitié du temps.

(Photo PL)

(Photo PL)

Elle a connu mille existences, fille de diplomate, sœur de jésuite et d’ambassadeur, épouse de prince italien puis de Dominique Fernandez, voyageuse, jurée Fémina, prix Médicis, lectrice d’écrivains japonais des années durant en Beauce et… proustienne, parente par alliance de Marcel, auteure du Jardin secret de Marcel Proust et de Proust et l’obscur (Albin Michel), annonçant, pour septembre, un livre sur l’autre Proust, Robert, le frère où elle entend battre en brèche quelques « clichés » tels qu’un attachement à la mère dissimulant la nostalgie d’un lien avec le père (si j’ai bien, compris).

En l’écoutant, je me demandais à quelle salonnière elle me faisait penser et me suis dit finalement que le plus judicieux était de lui demander de quel personnage de la Recherche elle se sentait le plus proche. La réponse de Diane de Margerie a fusé : « Elstir, c’est le seul à ne rien mijoter de sournois, il est limpide ».

 

Délicieuse Diane.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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