Quizz III : réponses

Quizz III : réponses

 

*Comment la mère du Héros ne le surnomme-t-lts

lle pas ?

1) Grand loup, 2) pauvre loup, 3) petit loup

2) pauvre loup

 

Clopine : Erreur

Fetiveau : Erreur

Gilbus : Erreur

Jérôme : Bon

Marcelita : Erreur

Nicolas : Erreur

Thierry : Erreur

 

Ce petit nom affectueux est utilisé par Saint-Loup (sic) pour Rachel :

[Robert de Saint-Loup au Héros :] — Je lui ferai aujourd’hui, si elle [Rachel] est gentille, me dit-il, un cadeau qui lui fera plaisir. C’est un collier qu’elle a vu chez Boucheron. C’est un peu cher pour moi en ce moment : trente mille francs. Mais ce pauvre loup, elle n’a pas tant de plaisir dans la vie. Elle va être joliment contente. (III)

[La mère du Héros à son fils :] — Eh bien, qu’est-ce que dirait l’église de Balbec si elle savait que c’est avec cet air malheureux qu’on s’apprête à aller la voir ? Est-ce cela le voyageur ravi dont parle Ruskin ? D’ailleurs, je saurai si tu as été à la hauteur des circonstances, même loin je serai encore avec mon petit loup. Tu auras demain une lettre de ta maman. (II)

Mais voyons, me dit ma mère, tu ne m’as dit aucun mal d’elle, tu m’as dit qu’elle t’ennuyait un peu, que tu étais content d’avoir renoncé à l’idée de l’épouser. Ce n’est pas une raison pour pleurer comme cela. Pense que ta maman part aujourd’hui et va être désolée de laisser son grand loup dans cet état-là. D’autant plus, pauvre petit, que je n’ai guère le temps de te consoler. Car mes affaires ont beau être prêtes, on n’a pas trop de temps un jour de départ. (IV)

 

 

*Après les avoir goûté, le Héros change d’avis sur les « dîners en ville ». Dans Le Temps retrouvé, il les qualifie de

1) Banquets de cannibales, 2) festins de barbares, 3) ripailles d’ogres

2) festins de barbares.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus :

Jérôme :

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Un des moi, celui qui jadis allait dans un de ces festins de barbares qu’on appelle dîners en ville et où, pour les hommes en blanc, pour les femmes à demi nues et emplumées, les valeurs sont si renversées que quelqu’un qui ne vient pas dîner après avoir accepté, ou seulement n’arrive qu’au rôti, commet un acte plus coupable que les actions immorales dont on parle légèrement pendant ce dîner, ainsi que des morts récentes, et où la mort ou une grave maladie sont les seules excuses à ne pas venir, à condition qu’on ait fait prévenir à temps pour l’invitation d’un quatorzième, qu’on était mourant, ce moi-là en moi avait gardé ses scrupules et perdu sa mémoire. (VII)

 

 

*Quelle caractéristique de Swann selon Odette fait-elle craindre aux Verdurin qu’il soit un « ennuyeux » ?

1) Il est membre du Jockey Club, 2) il est reçu à l’Élysée, 3) il est très « smart »

3) il est très « smart ». Il n’en remplit pas moins les deux autres points.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Erreur

Gilbus :

Jérôme : Erreur

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

En disant aux Verdurin que Swann était très « smart », Odette leur avait fait craindre un « ennuyeux ». (I)

 

 

*Trois de ces villes sont celles d’où viennent les trois couples qui se retrouvent tous les ans au Grand-Hôtel de Balbec. Laquelle n’a-t-elle pas sa place ?

1) Caen, 2) Cherbourg, 3) Le Havre, 4) Le Mans

3) Le Havre.

 

Clopine : Bon

Fetiveau :

Gilbus :

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

  1. Poncin, premier président de la Cour d’appel, vient de Caen ; le bâtonnier vient de Cherbourg ; M. Blandais, notaire, vient du Mans.

Le Havre est présent dans À l’ombre des jeunes filles en fleurs en citation d’un poème de Musset, La nuit de décembre : « Au Havre, devant l’Atlantique / À Venise, à l’affreux Lido, / Où vient sur l’herbe d’un tombeau / Mourir la pâle Adriatique. » (II)

 

 

*Quel titre de noblesse M. de Charlus ne porte-t-il pas ?

1) damoiseau, 2) duc, 3) prince

Il les porte tous.

 

Clopine : Bon (avec mention car elle relève qu’il ne revendique que le titre de baron. J’aurais dû demander : Quel titre de noblesse M. de Charlus n’a-t-il pas ?)

Fetiveau :

Gilbus :

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Mais enfin puisqu’il y avait justement M. de Cambremer et qu’il est marquis, comme vous n’êtes que baron… — Permettez, répondit M. de Charlus, avec un air de hauteur, à M. Verdurin étonné, je suis aussi duc de Brabant, damoiseau de Montargis, prince d’Oléron, de Carency, de Viazeggio et des Dunes. D’ailleurs, cela ne fait absolument rien. Ne vous tourmentez pas, ajouta-t-il en reprenant son fin sourire, qui s’épanouit sur ces derniers mots : J’ai tout de suite vu que vous n’aviez pas l’habitude. » (IV)

 

 

*Qui Bloch désigne-t-il quand il parle d’« une professionnelle qui s’est donnée à [lui] trois fois de suite » ?

1) Jeanne l’Algérienne, 2) Mlle Noémie, 3) Mme Swann

3) Odette

 

Clopine : Bon

Fetiveau :

Gilbus : Bon

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

J’avais bien vu que Mme Swann ne se rappelait pas le nom de Bloch, puisqu’elle m’en avait dit un autre et avait qualifié mon camarade d’attaché à un ministère où je n’avais jamais pensé depuis à m’informer s’il était entré. Mais comment Bloch qui, à ce qu’elle m’avait dit alors, s’était fait présenter à elle pouvait-il ignorer son nom. J’étais si étonné que je restai un moment sans répondre. « En tous cas, tous mes compliments, me dit-il, tu n’as pas dû t’embêter avec elle. Je l’avais rencontrée quelques jours auparavant dans le train de Ceinture. Elle voulut bien dénouer la sienne en faveur de ton serviteur, je n’ai jamais passé de si bons moments et nous allions prendre toutes dispositions pour nous revoir quand une personne qu’elle connaissait eut le mauvais goût de monter à l’avant-dernière station. » Le silence que je gardais ne parut pas plaire à Bloch. « J’espérais, me dit-il, connaître grâce à toi son adresse et aller goûter chez elle plusieurs fois par semaine, les plaisirs d’Éros, chers aux dieux, mais je n’insiste pas puisque tu poses pour la discrétion à l’égard d’une professionnelle qui s’est donnée à moi trois fois de suite et de la manière la plus raffinée entre Paris et le Point-du-Jour. Je la retrouverai bien un soir ou l’autre. » (II)

Jeanne l’Algérienne est une prostituée, compagne du grand Julot, habitué de l’hôtel de Jupien (VII)

Mlle Noémie est une pensionnaire de la maison de plaisir de Maineville (IV)

 

 

*Pourquoi Françoise prend-elle un jour un train pour Bordeaux ?

1) parce qu’elle a peur de l’automobile, 2) parce qu’elle s’est trompée de quai, 3) pour rendre visite à une parente malade

2) Elle a pris un mauvais train, mais ce n’est pas de sa faute. Alors qu’elle doit aller à Balbec, la grand’mère du Héros la renseigne mal et elle se retrouve dans un train pour Bordeaux via Nantes.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus :

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Dans le petit chemin de fer d’intérêt local qui devait nous conduire à Balbec-Plage, je retrouvai ma grand’mère mais l’y retrouvai seule — car elle avait imaginé de faire partir avant elle pour que tout fût préparé d’avance (mais lui ayant donné un renseignement faux n’avait réussi qu’à faire partir dans une mauvaise direction), Françoise qui en ce moment sans s’en douter filait à toute vitesse sur Nantes et se réveillerait peut-être à Bordeaux. (II)

 

 

*Quel est le lien de parenté entre le Héros et Léonie ? Il est son

1) neveu, 2) petit-neveu, 3) fils caché

2) petit-neveu.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus :

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Elle est la veuve d’Octave, grand-oncle du Héros, mais il arrive à Proust de la confondre avec sa mère :

*La cousine de mon grand-père, — ma grand’tante — chez qui nous habitions, était la mère de cette tante Léonie qui, depuis la mort de son mari, mon oncle Octave… (I)

*Ma mère, par désir passionné d’être rassurée par l’ami de Bergotte, ajouta à l’appui de son dire qu’une cousine germaine de ma grand’mère, en proie à une affection nerveuse, était restée sept ans cloîtrée dans sa chambre à coucher de Combray, sans se lever qu’une fois ou deux par semaine. (III)

 

 

*Un célibataire de l’Art s’exclame à propos d’une œuvre musicale : « c’est exaspérant, c’est mal écrit, mais c’est… »

1) émoustillant, 2) épastrouillant, 3) époustouflant

2) épastrouillant.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus : Bon

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

« J’ai été à un concert où on jouait une musique qui, je vous avouerai, ne m’emballait pas. On commence alors le quatuor. Ah ! mais nom d’une pipe ! ça change (la figure de l’amateur à ce moment-là exprime une inquiétude anxieuse comme s’il pensait : « Mais je vois des étincelles, ça sent le roussi, il y a le feu »). Tonnerre de Dieu, ce que j’entends là c’est exaspérant, c’est mal écrit, mais c’est épastrouillant, ce n’est pas l’œuvre de tout le monde ». (VII)

 

 

*Dans La Fugitive, le Héros assimile Balbec

1) à l’Enfer, 2) au Paradis), 3) au Purgatoire

1) l’Enfer.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : (« sans lumières »)

Gilbus :

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

L’Enfer c’était tout ce Balbec, tous ces pays avoisinants d’où, d’après la lettre d’Aimé, elle faisait venir souvent les filles plus jeunes qu’elle amenait à la douche. (V)

 

 

*A quel homme, Odette a-t-elle été livrée adolescente ?

1) Un Anglais à Nice, 2) un comte à Paris, 3) Elstir à Balbec

1) Un Anglais à Nice.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus : (sans réponse)

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Par quelle trappe soudainement abaissée (lui qui n’avait eu autrefois de son amour pour Odette que des plaisirs délicats) avait-il été brusquement précipité dans ce nouveau cercle de l’enfer d’où il n’apercevait pas comment il pourrait jamais sortir. Pauvre Odette ! il ne lui en voulait pas. Elle n’était qu’à demi coupable. Ne disait-on pas que c’était par sa propre mère qu’elle avait été livrée, presque enfant, à Nice, à un riche Anglais. (I)

Elle a été l’épouse de Pierre de Verjus, comte de Crécy, et Elstir l’a peinte en Miss Sacripant en 1872.

 

 

*Qui n’a pas fait son service militaire à Doncières ?

1) Bloch, 2) Morel, 3) Saint-Loup

1) Bloch. Il est mobilisé, sans avoir fait son service, quoique myope.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus :

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

 

*Qui est comparé à une porcelaine de Saxe ?

1) Oriane de Guermantes, 2) Marcel Proust lui-même, 3) Robert de Saint-Loup

Les trois.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus :

Jérôme : (réponse incomplète)

Marcelita :

Nicolas :

Thierry : Bon

 

1) par le Héros : « cette statuette en porcelaine de Saxe qu’était Mme de Guermantes » (III) ; 2) par la courtisane Laure Hayman (dans la vraie vie) qui l’appelle « mon petit saxe psychologique » ; 3) par le Héros : « je lui avais trouvé l’air efféminé, qui n’était certes pas un effet de ce que j’apprenais de lui maintenant mais de la grâce particulière aux Guermantes, de la finesse de cette porcelaine de Saxe en laquelle la duchesse était modelée aussi » (VI)

 

 

*Qu’est-ce qui est estimé cinq milliards dans la Recherche ?

1) l’ensemble des biens des Courvoisier, 2) la totalité des tableaux d’Elstir à la fin de sa vie, 3) un bouquet de fleurs

3) Un bouquet de violettes, dans un rêve fait par le Héros.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus :

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Or j’avais rêvé que M. de Charlus avait cent dix ans et venait de donner une paire de claques à sa propre mère; de Mme Verdurin, qu’elle avait acheté cinq milliards un bouquet de violettes ; j’étais donc assuré d’avoir dormi profondément, rêvé à rebours de mes notions de la veille et de toutes les possibilités de la vie courante ; cela suffisait pour que je me sentisse tout reposé. (IV)

 

 

*Lequel de ces quatre « rats » est-il absent de la Recherche ?

1) le rat de bibliothèque, 2) le rat d’égout, 3) le rat d’hôtel, 4) le rat de l’opéra

2) le rat d’égout.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Erreur

Gilbus : Erreur

Jérôme : Erreur

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Mais combien ma souffrance s’aggrava quand nous eûmes débarqué dans le hall du Grand-Hôtel de Balbec, en face de l’escalier monumental qui imitait le marbre, et pendant que ma grand’mère, sans souci d’accroître l’hostilité et le mépris des étrangers au milieu desquels nous allions vivre, discutait les « conditions » avec le directeur, sorte de poussah à la figure et à la voix pleines de cicatrices (qu’avait laissées l’extirpation sur l’une, de nombreux boutons, sur l’autre des divers accents dus à des origines lointaines et à une enfance cosmopolite), au smoking de mondain, au regard de psychologue, prenant généralement à l’arrivée de l’« omnibus », les grands seigneurs pour des râleux et les rats d’hôtel pour des grands seigneurs. (II)

Il faut dire pourquoi. M. Nissim Bernard pratiquait au plus haut point les vertus de famille. Tous les ans il louait à Balbec une magnifique villa pour son neveu, et aucune invitation n’aurait pu le détourner de rentrer dîner dans son chez lui, qui était en réalité leur chez eux. Mais jamais il ne déjeunait chez lui. Tous les jours il était à midi au Grand-Hôtel. C’est qu’il entretenait, comme d’autres, un rat d’opéra, un « commis », assez pareil à ces chasseurs dont nous avons parlé, et qui nous faisaient penser aux jeunes israélites d’Esther et d’Athalie. À vrai dire, les quarante années qui du jeune commis auraient dû préserver celui-ci séparaient M. Nissim Bernard d’un contact peu aimable. (IV)

Car M. Nissim Bernard ignorait lui-même ce qu’il pouvait entrer d’amour de la plage de Balbec, de la vue qu’on avait, du restaurant, sur la mer, et d’habitudes maniaques, dans le goût qu’il avait d’entretenir comme un rat d’opéra d’une autre sorte, à laquelle il manque encore un Degas, l’un de ses servants qui étaient encore des filles. (IV)

— Je parlais, Dieu m’en pardonne, d’un dandy qui était la fleur du gratin (Mme Verdurin fronça les sourcils), environ le siècle d’Auguste (Mme Verdurin, rassurée par l’éloignement de ce gratin, prit une expression plus sereine), d’un ami de Virgile et d’Horace qui poussaient la flagornerie jusqu’à lui envoyer en pleine figure ses ascendances plus qu’aristocratiques, royales, en un mot je parlais de Mécène, d’un rat de bibliothèque qui était ami d’Horace, de Virgile, d’Auguste. Je suis sûr que M. de Charlus sait très bien à tous égards qui était Mécène. » (IV)

D’ailleurs, c’est un si brave homme que Brichot », continua M. de Charlus qui ne se doutait sans doute pas, en voyant la manière affectueuse et franche dont lui parlait le professeur de morale, qu’en son absence, il ne se gênait pas pour dauber sur lui. « C’est un homme d’une grande valeur, qui sait énormément, et cela ne l’a pas racorni, n’a pas fait de lui un rat de bibliothèque comme tant d’autres qui sentent l’encre. Il a gardé une largeur de vues, une tolérance, rares chez ses pareils. (V)

 

 

*Viradobetski propose chez les Verdurin de faire déboucher deux bordeaux. Lequel ne cite-t-il pas ?

1) château-lafite, 2) château-latour, 3) château-margaux

2) château-latour.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Erreur

Gilbus : Bon

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Il faudrait faire déboucher des bouteilles de château-margaux, de château-lafite, de porto. — Je ne peux pas vous dire comme il m’amuse, il ne boit que de l’eau, dit Mme Verdurin pour dissimuler sous l’agrément qu’elle trouvait à cette fantaisie l’effroi que lui causait cette prodigalité. (IV)

 

 

*Cherchez l’intrus. 1) Balbec-en-mer, 2) Balbec-le-vieux, 3) Balbec-plage

1) Balbec-en-mer. Manque en revanche Balbec-en-terre.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus : Bon

Jérôme : Bon

Marcelita :

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Je traversai vivement la gare et le boulevard qui y aboutissait, je demandai la grève pour ne voir que l’église et la mer ; on n’avait pas l’air de comprendre ce que je voulais dire. Balbec-le-vieux, Balbec-en-terre, où je me trouvais, n’était ni une plage ni un port. Certes, c’était bien dans la mer que les pêcheurs avaient trouvé, selon la légende, le Christ miraculeux dont un vitrail de cette église qui était à quelques mètres de moi racontait la découverte ; c’était bien de falaises battues par les flots qu’avait été tirée la pierre de la nef et des tours. Mais cette mer, qu’à cause de cela j’avais imaginée venant mourir au pied du vitrail, était à plus de cinq lieues de distance, à Balbec-plage… (II)

 

 

*Qui est présenté comme le Saint-Sébastien du snobisme tout en tonnant contre les snobs ?

1) Bloch, 2) Legrandin, 3) Saint-Loup

2) Legrandin.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus :

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Et si je demandais : « Connaissez-vous les Guermantes ? », Legrandin le causeur répondait : « Non, je n’ai jamais voulu les connaître. » Malheureusement il ne le répondait qu’en second, car un autre Legrandin qu’il cachait soigneusement au fond de lui, qu’il ne montrait pas, parce que ce Legrandin-là savait sur le nôtre, sur son snobisme, des histoires compromettantes, un autre Legrandin avait déjà répondu par la blessure du regard, par le rictus de la bouche, par la gravité excessive du ton de la réponse, par les mille flèches dont notre Legrandin s’était trouvé en un instant lardé et alangui, comme un saint Sébastien du snobisme : « Hélas ! que vous me faites mal, non je ne connais pas les Guermantes, ne réveillez pas la grande douleur de ma vie. » Et comme ce Legrandin enfant terrible, ce Legrandin maître chanteur, s’il n’avait pas le joli langage de l’autre, avait le verbe infiniment plus prompt, composé de ce qu’on appelle « réflexes », quand Legrandin le causeur voulait lui imposer silence, l’autre avait déjà parlé et notre ami avait beau se désoler de la mauvaise impression que les révélations de son alter ego avaient dû produire, il ne pouvait qu’entreprendre de la pallier.

Et certes cela ne veut pas dire que M. Legrandin ne fût pas sincère quand il tonnait contre les snobs. Il ne pouvait pas savoir, au moins par lui-même, qu’il le fût, puisque nous ne connaissons jamais que les passions des autres, et que ce que nous arrivons à savoir des nôtres, ce n’est que d’eux que nous avons pu l’apprendre. (I)

 

 

*Pour quel « mot » le Héros dit-il : « ne pas la comprendre n’a jamais fait trouver une plaisanterie moins drôle » ?

1) prendre l’édit de Nantes pour une anglaise, 2) « Quand on parle du Saint-Loup », 3) « Rachel quand du Seigneur »

3) Il est dû au Héros :

 

Clopine : Bon

Fetiveau :

Gilbus :

Jérôme : Bon

Marcelita :

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Chaque fois je promettais à la patronne qui me la proposait avec une insistance particulière en vantant sa grande intelligence et son instruction que je ne manquerais pas un jour de venir tout exprès pour faire la connaissance de Rachel surnommée par moi « Rachel quand du Seigneur ». Mais le premier soir j’avais entendu celle-ci au moment où elle s’en allait, dire à la patronne :

— Alors c’est entendu, demain je suis libre, si vous avez quelqu’un, vous n’oublierez pas de me faire chercher.

Et ces mots m’avaient empêché de voir en elle une personne parce qu’ils me l’avaient fait classer immédiatement dans une catégorie générale de femmes dont l’habitude commune à toutes était de venir là le soir voir s’il n’y avait pas un louis ou deux à gagner. Elle variait seulement la forme de sa phrase en disant : « si vous avez besoin de moi », ou « si vous avez besoin de quelqu’un ».

La patronne qui ne connaissait pas l’opéra d’Halévy ignorait pourquoi j’avais pris l’habitude de dire : « Rachel quand du Seigneur ». Mais ne pas la comprendre n’a jamais fait trouver une plaisanterie moins drôle et c’est chaque fois en riant de tout son cœur qu’elle me disait :

— Alors, ce n’est pas encore pour ce soir que je vous unis à « Rachel quand du Seigneur » ? Comment dites-vous cela : « Rachel quand du Seigneur ! » Ah ! ça c’est très bien trouvé. Je vais vous fiancer. Vous verrez que vous ne le regretterez pas. (II)

Le 1) sort de la bouche de Cottard :

Jadis la forme de l’« à peu près » était le « comble ». Mais elle était surannée, personne ne l’employait plus, il n’y avait plus que Cottard pour dire encore parfois, au milieu d’une partie de « piquet » : « Savez-vous quel est le comble de la distraction ? c’est de prendre l’édit de Nantes pour une Anglaise. » (IV)

Le 2) est de la duchesse de Guermantes :

À ce moment, la porte s’étant ouverte de nouveau, celui-ci entra.

— Tiens, quand on parle du Saint-Loup … dit Mme de Guermantes.

Mme de Marsantes, qui tournait le dos à la porte, n’avait pas vu entrer son fils. Quand elle l’aperçut, en cette mère la joie battit véritablement comme un coup d’aile, le corps de Mme de Marsantes se souleva à demi, son visage palpita et elle attachait sur Robert des yeux émerveillés :

— Comment, tu es venu ! quel bonheur ! quelle surprise !

Ah ! quand on parle du Saint-Loup … je comprends, dit le diplomate belge riant aux éclats.

— C’est délicieux, répliqua sèchement Mme de Guermantes qui détestait les calembours et n’avait hasardé celui-là qu’en ayant l’air de se moquer d’elle-même. Bonjour, Robert, dit-elle ; (III)

 

 

*Lequel de ces trois mots est-il absent de la Recherche ?

1) Businessman, 2) capitaliste, 3) manager

1) Businessman.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus :

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Erreur

 

un manager, M. de Charlus (chez qui j’ignorais ces talents, bien que Mme de Guermantes, qui l’avait connu fort différent dans leur jeunesse, prétendît qu’il lui avait fait une sonate, peint un éventail, etc.), modeste en ce qui concernait ses vraies supériorités, mais de tout premier ordre, sut mettre cette virtuosité au service d’un sens artistique multiple et qu’il décupla. (IV)

  1. de Norpois eut un imperceptible sourire de félicitations : comme tous les capitalistes, il estimait la fortune une chose enviable, mais trouvait plus délicat de ne complimenter que par un signe d’intelligence à peine avoué, au sujet de celle qu’on possédait ; d’autre part, comme il était lui-même colossalement riche, il trouvait de bon goût d’avoir l’air de juger considérables les revenus moindres d’autrui, avec pourtant un retour joyeux et confortable sur la supériorité des siens. (II)

 

 

*Quel petit siège sans dossier la princesse de Laumes préfère-t-elle à un fauteuil chez la marquise de Saint-Euverte ?

1) Un banc, 2) un pouf, 3) un tabouret

2) un pouf.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus :

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Mme de Saint-Euverte voulut donner son fauteuil à la princesse qui répondit :

— Mais pas du tout ! Pourquoi ? Je suis bien n’importe où !

Et, avisant avec intention, pour mieux manifester sa simplicité de grande dame, un petit siège sans dossier :

— Tenez, ce pouf, c’est tout ce qu’il me faut. Cela me fera tenir droite. (I)

 

 

*Comment le homard mangé par le Héros jeune chez les Swann est-il préparé ?

1) à l’américaine, 2) à l’amérindienne, 3) à l’armoricaine

1) à l’américaine

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus : Bon

Jérôme :

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

J’avais pu croire pendant des années qu’aller chez Mme Swann était une vague chimère que je n’atteindrais jamais ; après avoir passé un quart d’heure chez elle, c’est le temps où je ne la connaissais pas qui était devenu chimérique et vague comme un possible que la réalisation d’un autre possible a anéanti. Comment aurais-je encore pu rêver de la salle à manger comme d’un lieu inconcevable, quand je ne pouvais pas faire un mouvement dans mon esprit sans y rencontrer les rayons infrangibles qu’émettait à l’infini derrière lui, jusque dans mon passé le plus ancien, le homard à l’américaine que je venais de manger ? (II)

 

 

*Quel est le point commun entre les nombres 7, 14 et 43 ?

1) Ce sont des chambres d’hôtels de passe, 2) ce sont les minutes variables du train de 1 h… , 3) ce sont des trams dans lesquelles Charlus drague

1) Des numéros de chambre de l’hôtel de Jupien (VII)

 

Clopine : Erreur

Fetiveau : Bon

Gilbus :

Jérôme : Bon

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

 

*Quelle est la quatrième occupation du Héros quand il s’enferme à clef dans les toilettes chez tante Léonie ?

la lecture, la rêverie, les larmes et la…

1) lascivité, 2) sensualité, 3) volupté.

3) la volupté.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : (incomplet)

Gilbus : Bon

Jérôme : Bon

Marcelita :

Nicolas :

Thierry : Bon

 

je montais sangloter tout en haut de la maison à côté de la salle d’études, sous les toits, dans une petite pièce sentant l’iris, et que parfumait aussi un cassis sauvage poussé au dehors entre les pierres de la muraille et qui passait une branche de fleurs par la fenêtre entr’ouverte. Destinée à un usage plus spécial et plus vulgaire, cette pièce, d’où l’on voyait pendant le jour jusqu’au donjon de Roussainville-le-Pin, servit longtemps de refuge pour moi, sans doute parce qu’elle était la seule qu’il me fût permis de fermer à clef, à toutes celles de mes occupations qui réclamaient une inviolable solitude : la lecture, la rêverie, les larmes et la volupté. (I)

 

 

Trois personnages de la Recherche sont évoqués un revolver à la main. Morel, Odette et…

1) Charlus, 2) le duc de Guermantes, 3) le prince de Guermantes

3) le prince de Guermantes.

 

Clopine : Bon

Fetiveau :

Gilbus :

Jérôme :

Marcelita :

Nicolas :

Thierry : Bon

 

quand le prince de Guermantes (après avoir cru faire faire à une connaissance de passage le stage nécessaire, non sans s’être demandé si c’était bien prudent et si l’individu n’était pas dangereux) entra dans son salon, il n’y trouva plus personne. Il eut beau, avec son valet, par crainte de cambriolage, et revolver au poing, explorer toute la maison, qui n’était pas grande, les recoins du jardinet, le sous-sol, le compagnon dont il avait cru la présence certaine avait disparu. (IV)

Enfin, M. Nissim Bernard ayant, paraît-il, déclaré que Thibaud jouait aussi bien que Morel, celui-ci trouva qu’il devait l’attaquer devant les tribunaux, un tel propos lui nuisant dans sa profession ; puis, comme il n’y a plus de justice en France, surtout contre les Juifs (l’antisémitisme ayant été chez Morel l’effet naturel du prêt de 5.000 francs par un Israélite), il ne sortit plus qu’avec un revolver chargé. (V)

Il est très possible que l’amour, puis l’indifférence ou la haine de Morel à l’égard de la nièce de Jupien eussent été sincères. Malheureusement ce n’était pas la première fois qu’il agissait ainsi, qu’il « plaquait » brusquement une jeune fille à laquelle il avait juré de l’aimer toujours, allant jusqu’à lui montrer un revolver chargé en lui disant qu’il se ferait sauter la cervelle s’il était assez lâche pour l’abandonner. (V)

*[Le Héros à Charlus :] « Mais est-ce que Swann a jamais su que vous aviez eu ses faveurs ? — Mais voyons, quelle horreur ! Raconter cela à Charles ! C’est à faire dresser les cheveux sur la tête. Mais, mon cher, il m’aurait tué tout simplement, il était jaloux comme un tigre. Pas plus que je n’ai avoué à Odette, à qui ça aurait, du reste, été bien égal, que… allons, ne me faites pas dire de bêtises. Et le plus fort c’est que c’est elle qui lui a tiré des coups de revolver que j’ai failli recevoir. Ah ! j’ai eu de l’agrément avec ce ménage-là ; (V)

 

 

*Quel couple le Héros et sa mère voient-ils dîner à Venise ?

1) Le docteur Cottard et Mme, 2) Mme de Villeparisis et le marquis de Norpois, 3) le prince von Faffenheim-Munsterburg-Weinigen et « Matame »

2) Mme de Villeparisis et le marquis de Norpois.

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus :

Jérôme :

Marcelita : Bon

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Le hasard fit que l’endroit où j’étais, debout, en train d’examiner les vestiges d’une fresque, se trouvait, le long des belles parois de marbre, exactement derrière la table où venait de s’asseoir Mme de Villeparisis.

« Alors M. de Villeparisis ne va pas tarder à descendre. Depuis un mois qu’ils sont ici ils n’ont mangé qu’une fois l’un sans l’autre », dit le garçon.

Je me demandais quel était celui de ses parents avec lequel elle voyageait et qu’on appelait M. de Villeparisis, quand je vis, au bout de quelques instants, s’avancer vers la table et s’asseoir à côté d’elle son vieil amant, M. de Norpois. (VI)

 

 

*Quel est le jeu de cartes favori du baron de Charlus ?

1) L’écarté, 2) le poker, 3) le whist

3) le whist.

 

Clopine : Erreur

Fetiveau : (pas de réponse)

Gilbus : Erreur

Jérôme : Erreur

Marcelita : Erreur

Nicolas :

Thierry : Erreur

 

Cette question mérite explication : Oui, Charlus joue à l’écarté, mais, invité à jouer aux cartes, il réclame un whist et classe la connaissance du whist parmi les qualités requises… Désolé !

 

il feignait d’être absorbé dans une partie de whist simulée (IV) ; M. de Charlus, pour participer à la partie, aurait voulu un whist (IV) ; Ce n’est pas que le marquis [de Cambremer] n’eût d’autres qualités qui en faisaient un charmant compagnon pour M. de Charlus. Mais même quand il s’agit d’un homme de haute valeur, c’est une qualité que ne dédaigne pas celui qui l’admet dans son intimité et qui le lui rend particulièrement commode s’il sait jouer aussi le whist. (VI)

 

 

*À quels yeux cette description correspond-elle ?

« son regard étroit et velouté se fixait, se collait sur la passante, si adhérent, si corrosif, qu’il semblait qu’en se retirant il aurait dû emporter la peau. »

1) Albertine, 2) le Héros, 3) Morel

1) Albertine.

 

Clopine : Bon

Fetiveau :

Gilbus :

Jérôme : Bon

Marcelita :

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Certes, à ces moments, elle n’était nullement la même que quand c’était elle qui était intéressée par des fillettes qui passaient. Dans ce dernier cas, au contraire, son regard étroit et velouté se fixait, se collait sur la passante, si adhérent, si corrosif, qu’il semblait qu’en se retirant il aurait dû emporter la peau. Mais en ce moment ce regard-là, qui du moins lui donnait quelque chose de sérieux, jusqu’à la faire paraître souffrante, m’avait semblé doux auprès du regard atone et heureux qu’elle avait près des deux jeunes filles, et j’aurais préféré la sombre expression du désir, qu’elle ressentait peut-être quelquefois, à la riante expression causée par le désir qu’elle inspirait. (V)

 

 

*Trois de ces communes de l’actuel Pays de Combray sont présentes dans la Recherche (avec d’éventuelles variations orthographiques). Laquelle n’a-t-elle pas sa place ?

1) Bailleau-le-Pin, 2) Méréglise, 3) Saint-Éman, 4) Vieuvicq

3) Saint-Éman, source du Loir (la Vivonne dans l’œuvre)

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Bon

Gilbus : Erreur

Jérôme :

Marcelita :

Nicolas :

Thierry : Bon

 

Bailleau-le-Pin est la commune natale de la mère de Françoise, Méréglise devient Méséglise et Vieuvicq, Vieuxvicq.

 

 

*Qui est le plus riche dans la Recherche ?

1) Gilberte, 2) Basin de Guermantes, 3) Sidonie Verdurin

1) Gilberte de Forcheville, avec cent millions (VI), dont quatre-vingt laissés par un grand-oncle alors qu’elle était encore Mlle Swann (IV) ; 2) Mme Verdurin (35 millions, IV) ; 3) le duc de Guermantes (30 millions, III).

 

Clopine : Bon

Fetiveau : Erreur

Gilbus : Erreur

Jérôme : Erreur

Marcelita : ½ point !

Nicolas :

Thierry : Bon

 

31

Question subsidiaire : quel est le point commun entre Berlin et Combray ?

 

Les deux ont une artère plantée de tilleuls : le boulevard ou avenue de la Gare à Combray, l’avenue Unter den Linden (Sous les tilleuls) dans la capitale allemande.

plaisir de comprendre que c’était bien des tiges de vrais tilleuls, comme ceux que je voyais avenue de la Gare, modifiées, justement parce que c’étaient non des doubles, mais elles-mêmes et qu’elles avaient vieilli. (I)

[boulevard de la gare, à Combray] l’odeur des tilleuls qui embaumait m’apparaissait comme une récompense qu’on ne pouvait obtenir qu’au prix des plus grandes fatigues et qui n’en valait pas la peine. (I)

  1. de Norpois aurait rencontré « unter den Linden » le ministre d’Angleterre, avec qui il s’est entretenu une vingtaine de minutes. (VI)

[Charlus :] vous ne savez pas quel soldat est le soldat allemand, vous qui ne l’avez pas vu comme moi défiler au pas de parade, au pas de l’oie, unter den Linden. (VII)

 

 

 


CATEGORIES : Divertissement/ AUTHOR : patricelouis

2 comments to “Quizz III : réponses”

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  1. Voilà un remarquable travail de correction de nos copies, et pour moi une bonne leçon d’humilité.

    • patricelouis says: -#2

      Cher Fetiveau, ne soyez pas modeste. Félicitations… Partant pour l’opération « J’aime le Pays de Combray » ?

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