Au Salon du Livre

Au Salon du Livre

 

Le Pays de Combray s’est promené au Salon du Livre, à Paris…

Comme tous les ans (depuis belle lurette), j’ai honoré ce beau rendez-vous, où il m’est arrivé d’être invité comme écrivain.

En 2015, je n’ai pas de livre à défendre, juste le plaisir de baguenauder, mais toujours avec mon sésame (auteur un jour, auteur toujours).

1 Passe

 

La première personne que j’ai rencontrée — excusez du peu — a été le président de la République. Après cette photo saisie au vol…

2 Hollande

 

… François Hollande et moi, nous nous sommes serré la main et avons échangé trois phrases — j’avais eu le plaisir de le recevoir dans une mienne émission de télé dans ma vie antérieure.

 

N’ayant pas d’objectif particulier — il faut flâner dans un salon du livre comme on feuillette un dictionnaire : sans but —, j’ai jouer les vagabonds dans les allées avec mon autocollant sans savoir à qui l’offrir.

 

Le premier auteur qui y a eu droit est un vieux compagnon des mots. Je partage avec Jean-Loup Chiflet un amour espiègle du français. Il a publié des dizaines d’ouvrages depuis son inénarrable Sky, My Husband ! Ciel, mon mari ! et nous avons même eu un projet à deux mains (il n’y a que les morceaux aux piano qui se jouent à quatre mains). Entre ses doigts, les mots ruissellent joyeusement. Cette fois, il signe le Dictionnaire amoureux de la langue française (Plon). Il n’a pas son pareil pour raconter les richesses dues aux « passeurs, inventeurs ou francs-tireurs : de Rabelais et Montaigne à Raymond Devos et Georges Pérec ». J’ai été heureux d’y voir citer Aimé Césaire, d’y découvrir que nous avons Francis Ponge en commun, et que « Spicilège » lui « tient à cœur « (une de mes œuvres de jeunesse, inédite, s’intitule Spicilège du très lettré Olibrius Blancarpe). Proust est absent — mais ce n’est pas un dico de la littérature et l’ami Jean-Loup n’en a pas moins posé avec mon autocollant et dédicacé son livre en terminant par « Vive le “ Pays de Combray “ libre ! »

3 Chiflet

 

Parmi mes autres rencontres (Yves Coppens, Babette de Rosières, Audrey Pulvar, Patrice et Alain Duhamel, Jacques Santamaria — certes, pas des écrivains stricto sensu, etc.), je suis tombé, ravi, sur Henri Lopès. Nous nous étions rencontrés à la fin du siècle dernier lors de la Semaine de la langue française , membres du même jury (il y avait aussi notamment Raymond Devos) — c’était la première édition, je crois — , de l’opération « dix mots », chacun en choisissant un pour illustrer la langue que nous avons en partage. Le Congolais en avait choisi deux : hasard et métis ; pour l’humoriste, c’était personne ; et pour moi, jeu.

Nos retrouvailles ont été belles. Nous avons évoqué des écrivains qui comptent pour nous. Celui qui se dit fier d’être « un SIF, un Sans Identité Fixe », m’a dédicacé Ma grand-mère bantoue et mes ancêtres les Gaulois (Continents noirs, NRF, Gallimard), me gratifiant du qualificatif ô combien éloquent en Afrique : « “ancêtre“ passionnant, qui dialogue avec Proust et Césaire, mes maîtres ».

 

Antoine Compagnon signait au stand de Radio France (qui m’a jadis employé). On ne le présente pas aux Proustiennes et aux Proustiens. Il a gentiment arboré mon autocollant.

4 Compagnon

 

Au stand (immense) de la Normandie, je suis tombé sur Dominique Bussillet. La dame a signé un charmant Marcel Proust du côté de Cabourg (Cahiers du temps).

5 Bussillet

 

Du Salon de l’an dernier, j’avais gardé un amusant souvenir réalisé par le studio de la FNAC où j’avais posé avec un pince-nez.

6 PL (FNAC) 22 mars 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette année, c’est le Centre National du Livre qui proposait un cliché avec l’ouvrage de son choix. Sur la pile, j’ai choisi… devinez quoi !

7 PL CNL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rendez-vous Porte de Versailles en mars 2016.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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