Prendre le thé chez Elstir

Prendre le thé chez Elstir

 

Elle s’appelle Anna P., est proustienne et publie tous les vendredis son Journal d’une thésarde (aujourd’hui, précise-t-elle, on dit doctorante — et je ne savais même pas qu’on disait thésarde !) sur http://culturebox.francetvinfo.fr/des-mots-de-minuit. Je la découvre alors qu’elle en est au 34e épisode.

Ce matin, elle évoque une pérégrination dans Paris avec une amie et raconte :

« On remonte la rue de la Chaise en parlant des soldes de janvier, et je tombe soudain sur la devanture un brin désuète d’un salon de thé qui semble presque désaffecté et qui s’appelle tout simplement Elstir, le nom du peintre de la Recherche dont les marines bouleversent les perceptions visuelles et les goûts esthétiques du jeune héros en vacances à Balbec. »

© Anna P.

© Anna P.

 

« Décidément, poursuit-elle, Proust est partout, il est temps que je me remette au travail. Quitte à penser à lui, autant que ce soit pour avancer ma thèse. »

 

J’ai rattrapé mon retard en feuilletant les épisodes précédents. C’est intime, sensible, plaisant, joliment illustré. Je ne connais pas le sujet de sa thèse — le dit-elle, même ? C’est peut-être, sans doute, sur Proust mais Proust tout présent qu’il soit dans sa jolie chronique hebdomadaire n’y est pas envahissant.

 

Chère Anna P., vous lire est revigorant.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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