Le contrefou de Proust

Le contrefou de Proust

 

Il se fait appeler Walrus. Il est Belge, septuagénaire, mi-flamand, mi-wallon, a été scout et sa chienne le promène les jours où il ne pleut pas. Ce sont quelques renseignements qu’il laisse filtrer sur son blogue presquentrenous.canalblog.com.

 

Walrus en anglais signifie « morse ». Je n’en connaissais qu’un jusqu’à présent, celui de la chanson des Beatles I Am the Walrus.

The Walrus, The Beatles

The Walrus, The Beatles

 

Celui dont je vous parle déteste Proust. Mais à un point ! Je le sais car il a commenté l’autre jour une mienne chronique où il disais que s’il me lisait c’était « pour mieux connaître [s]on ennemi ». Pas moins !

 

Je lui ai répondu par une phrase du cher Marcel : Comme le dit le baron de Charlus (in Le temps retrouvé) : « notre admiration pour les Français ne doit pas nous faire déprécier nos ennemis, ce serait nous diminuer nous-mêmes. »

 

Revenant à la charge, il a expliqué comment après avoir dit « pire que pendre de Marcel pendant une cinquantaine d’années sans en avoir jamais rien lu d’autre que le classique extrait figurant dans l’anthologie de [s]es études secondaires, [il s’était] résolu à vérifier le bien fondé de [s]es accusations » : « j’ai donc lu le « monument » d’un bout à l’autre au cours de ma septante-deuxième année (soixante-douzième pour les Français). C’est là que j’ai compris que je n’avais pas de remords à avoir : la réalité dépassait largement la fiction ! »

 

Une telle constance méritait une place ici. Je n’en sais pas plus sur ce « morse »-là — pas même son prénom. Pour celui des Beatles, John Lennon, l’auteur de la chanson, révèle dans Glass Onion : « The Walrus was Paul » [Mc Cartney].

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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  1. C’est me faire trop d’honneur que de vous fendre d’un billet à mon propos, cher Proustiste.
    Mon prénom, puisque vous vous en inquiétez, est Jean-Claude.
    Comme mon patronyme (flamand, mon père était anversois) commence par un W, lorsqu’il s’est agi de me trouver un pseudo, j’ai tout naturellement fait appel à l’œuvre déjantée d’un des plus célèbres de mes contemporains, vous avez donc fait preuve d’un parfait discernement.

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