Un autre Proust, au pinceau

Un autre Proust, au pinceau

 

Proust est inégalable pour peindre les sentiments humains.

Archétype du grand écrivain, Bergotte voudrait écrire comme Vermeer peint. Devant la Vue de Delft, quelques instants avant sa mort, il avoue : « C’est ainsi que j’aurais dû écrire. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune. »

Osera-t-on suggérer à Marcel de s’inspirer de Proust —  Joseph Arthur Proust ?

Une œuvre de ce peintre (1844-1905) est proposée ce samedi à l’hôtel des ventes de Bretagne Atlantique à Quimper. C’est une huile sur panneau intitulée « La Pointe de Kerors ».

Je dois une fois de plus cette information majeure à mon aviseur avisé dans le monde de l’art, Olivier de Rincquesen, qui nous révèle ainsi un autre Proust artiste — et contemporain du nôtre.

Quoiqu’inconnu au bataillon, j’en ai repéré une trace au titre dans le Répertoire biographique des architectes (1793-1907). Si c’est bien lui, il a travaillé jusqu’à sa mort à Nogent-le-Rotrou — non loin d’Illiers-Combray. Le nom de famille est bien de cette région entre Beauce et Perche.

 

Voici le tableau de Joseph Arthur Proust :

211 Joseph Arthur Proust, La Pointe de Keror

 

 

L’expert l’a estimé entre 150 et 200 €. N’étant pas spécialiste, j’aurais tendance à penser que ce prix extrêmement raisonnable n’inscrit pas ce Proust-là dans les créateurs majeurs. Et s’il faut, comme Bergotte, s’inspirer du jaune, c’est peut-être celui du cadre imposantqui en fait la valeur !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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