Le fou de Proust — Dixième épisode

Épisode 10

 

La Proust Force

 

Fabrice Pelletier avait pensé au principal mais avait négligé l’essentiel.

C’est cet ami, Nathanaël Frantzpatrick, qui le lui signala : « Connaître Proust sur le bout des doigts, c’est parfait, mais comment vas-tu le faire savoir ? Où vas-tu t’exhiber ? Qu’as-tu prévu pour l’organisation ? »

Fabrice n’était pas un ingénu, mais il avait cru régler la question en écrivant à Illiers-Combray. Sans exclure de se produire ailleurs, il avait considéré que la Maison de tante Léonie devait être le cadre central de ses prestations et s’était désintéressé du sujet. Quant à l’intendance, il considérait que c’était parfaitement négligeable. Pas ingénu ? Finalement, il dut admettre qu’il se montrait particulièrement naïf et déconnecté des réalités.

« Tu dois connaître la ou les scènes où tu vas monter ; tu dois être libéré de toutes les contingences matérielles ; tu auras besoin de partenaires financiers, un staff doit t’épauler. » Nathanaël parlait juste et ses mots montraient l’ampleur de la tâche.

Un peu penaud, Fabrice lui confia qu’il n’avait pour l’instant que pris contact avec la Sampac (c’est ainsi qu’il appellerait désormais la Société des amis de Marcel Proust et des amis de Combray), et qu’il n’avait envisagé qu’elle pour l’aider à régler l’affaire. Sans vouloir le froisser, il ne put se contenir et leva les yeux au ciel.

 

« Quel est ton programme, avant toute représentation ? — Enraciner, encore et toujours, La Recherche en moi. » Fabrice ne pouvait effectivement s’en détourner ni consacrer trop de temps aux obligations techniques. Dans les mois qui lui restaient, il lui fallait fixer, ancrer, implanter en lui toujours plus profondément sa connaissance de l’œuvre. Nathanaël s’engagea à l’aider et à faire en sorte que moins d’une heure par jour serait accordée à l’organisation.

La priorité était de constituer une équipe. En fait, il était primordial de choisir et de retenir les lieux de prestations, mais, pour ce faire, des énergies étaient nécessaires. « Il te faut une personne en qui tu aies toute confiance, un factotum et un responsable de la communication. Qui vois-tu dans ces fonctions ? »

Dans le rôle de bras droit, Il pensa spontanément à Antoine, son jeune frère (sexagénaire, tout de même).

Pour l’intendance, il n’hésita pas davantage. En guise d’homme à tout faire et de chauffeur, il retint un ancien camarade de régiment. Jacques Jeanjean et lui avaient porté l’uniforme de l’armée de l’air ensemble dans la Corne de l’Afrique, où, dit-on, le chacal lui-même, avant d’y pénétrer, fait son testament. Jacques était fils d’un épicier de banlieue destiné à succéder à son père. Á dix-huit ans on l’appelait « Petit-Jean » parce qu’il n’était pas grand (à l’armée, on dépasse rarement le premier degré). Fabrice était déjà journaliste et sursitaire de vingt-cinq ans. Partageant la même chambre, ils avaient sympathisé. Une fois rendus à la vie civile, ils s’étaient vite perdus de vue.

Un quart de siècle plus tard, le lien avait été renoué lorsque Jean avait vu l’émission littéraire où Fabrice avait été invité. Le lendemain, de Lyon où il vivait, il lui téléphonait : « M. Pelletier, je ne sais si vous allez vous souvenir de moi, je m’appelle Jeanjean et nous avons été ensemble sous les drapeaux. — Ah ! sacré Petit-Jean, tu penses si je me rappelle et arrête de me dire vous. Que deviens-tu ? »

La réponse bouleversa Fabrice qui n’avait jamais été confronté à ça : rendu à la vie civile, Petit-Jean avait tout perdu et avait lentement sombré, allant, au gré des récoltes et des vendanges, d’une ville à l’autre, de foyers en asiles, vendre sa force de travail qui était inversement proportionnelle à son maigre gabarit et s’ajoutait à une force de caractère qui le faisait tenir. Devant chaque nouvelle déconvenue, il se disait : « Baisse la tête et fonce ! ». Il avait toujours résisté à l’appel de l’alcool et, expliquait-il avec fierté, était toujours « resté propre » (sans doute fallait-il comprendre le mot au figuré et au… propre).

Le courant rétabli, les deux compères se revirent plus d’une fois, Fabrice payant les dépenses et Petit-Jean offrant son énergie communicative. Il affichait sa fierté de connaître un écrivain passé à la télé et s’en vantait auprès de ses compagnons d’infortune puis de ses collègues quand il trouva un emploi stable dans une grande surface où, en plus de sa tâche de manutentionnaire, il se révéla indispensable pour animer les rayons.

Fabrice fit appel à lui pour l’épauler, se disant qu’en plus de ses aptitudes il avait une sûreté de jugement qui le rassurait.

Pour la communication, Fabrice sécha. Les relations de Nathanaël furent précieuses. Baignant dans cet univers, il contacta plusieurs cabinets spécialisés en relations publiques et communication, qui flairèrent la bonne affaire. Il jeta son dévolu sur Talents & Développement, qui mobilisa un agent et une attachée de presse.

 

Fabrice était à Paris depuis un mois et s’était beaucoup trop consacré à l’intendance. Une réunion fut convoquée dans l’hôtel particulier de Passy. Il y avait là, autour du propriétaire et de Fabrice, Antoine et Petit-Jean, le pro de la com’, Franck, et l’attachée de presse, Anne. Arnaud, le plus ancien ami de Fabrice, s’était joint au groupe à sa demande. Il n’apportait rien de particulier sinon les liens si forts qui les unissaient. Ils n’avaient pas besoin de se parler pour savoir à quoi s’en tenir. Une moue de l’un faisait renoncer illico l’autre à un projet, tandis qu’un hochement de tête valait engagement ferme. Comme tous les amis sincères, ils multipliaient aussi les points de désaccord. Ainsi, Arnaud avait des engagements politiques qui faisaient de lui un cacique redouté dans la famille opposée à celle des convictions citoyennes de Fabrice.

 

« Je suis heureux d’intégrer ta task force, confia Arnaud. — Disons la Proust Force », répondit Antoine guilleret.

 

Fabrice présenta son projet, raconta comment il l’avait peaufiné, et c’est Nathanaël qui expliqua ce qu’il restait à faire et combien il était important que celui au service duquel tous se mettaient devait avoir l’esprit tourné vers son seul but.

Justement, le premier sujet de discussion fut affaire de vocabulaire. Les uns et les autres butaient sur les termes à utiliser.

Fabrice était-il un récitant, un acteur, un comédien, un interprète, un show man ? Et, ce qu’il réalisait, était-ce une représentation, une performance, un spectacle, un récital, une exhibition ? Les regroupements de séances devaient-ils être nommés session, épisodes ? S’agissait-il d’une aventure, d’une expédition au pays des mots ? Était-ce une compétition ? Devait-on dire qu’elle comportait des étapes ? Rounds et manches étaient-ils mieux adaptés ?

S’il y avait des actes, correspondant aux sept œuvres de La Recherche, fallait-il parler d’entractes ? « Allons-nous distribuer des bonbons caramels (Kréma), des esquimaux (Gervais), du chocolat (Dupont d’Isigny), des pastilles de menthe comme avant la dernière séance au cinéma ? », plaisanta Antoine. Mi-temps, temps mort étaient-ils plus conformes, vu le thème de Proust ?

On s’accorda sur « interprète » et « performance », tout en admettant que, hors de ce cénacle, tous ceux qui en parleraient ne pouvaient, au mieux, qu’être incités à retenir ces « éléments de langage ».

Pour les lieux où se tiendraient les séances, il fallut d’abord savoir à quoi s’en tenir avec la Sampac qui attendait une réponse.

Anne téléphona à la Société pour fixer un rendez-vous et Fabrice, se rendit, seul, à Illiers-Combray. La rencontre ne fut pas froide (tous les participants étaient heureux de découvrir ce curieux personnage) mais compassée.

Le sexagénaire expliqua où en était sa réflexion : « Je ne suis pas encore fixé sur le choix entre scène unique ou multiple, pas davantage sur la durée des séances, chaque pièce de La Recherche nécessitant entre quinze et trente-cinq heures. » Le président Contamine lui répondit que la charge lui paraissait lourde de recevoir plus d’une session, mais que ce serait un honneur de l’accueillir pour la première semaine et que son association se chargeait de l’information.

L’équipe put reprendre sa réflexion. Pour la suite, il y avait deux écoles : les modestes et les ambitieux. Les premiers plaidaient pour l’utilisation de salles associatives ou municipales, du genre MJC ou médiathèques. « Pourquoi pas dans un bibliobus ? ironisa l’attachée de presse. Ne jouons pas petit bras. » Les seconds visaient haut, très haut, avançant les noms de l’Opéra de Paris et de la Bibliothèque François-Mitterrand. « Et pourquoi pas le Parc des Princes, pendant que vous y êtes ? se moqua Nathanaël. Restons dans la mesure. »

Timorés contre mégalos : le combat faisait rage. Arnaud fit taire la querelle en avançant son bon sens : « Je ne connais pas Proust, mais dans son œuvre il doit bien parler de lieux, qui s’en deviennent emblématiques. Cherchez d’abord de ce côté. Et puis, que Fabrice nous dise comment lui voit les choses. »

L’initiateur du projet parla de Cabourg, de Venise et de… la banlieue. « J’y tiens absolument. Proust ne doit pas être confisqué par ses adorateurs. Il doit être popularisé, car je suis convaincu qu’il peut être populaire. Faisons sauter nos œillères et partons du principe qu’il appartient à tous. »

« Sachons perdre du temps, proposa encore Arnaud. Revoyons-nous dans quarante-huit heures et que chacun revienne avec des suggestions. Ne nous interdisons rien. Quand nous étions plus jeunes, avec Fabrice, nous avions inventé le “déconophone” : dans une réunion où la parole est libre, une mauvaise idée conduit à une idée idiote, mais la troisième, la bonne, n’a pu naître que parce que les deux précédentes avaient existé. C’est un excellent exercice et — ce qui n’est pas négligeable — une belle école de tolérance, car les propositions loufoques ne peuvent éclore que si chacun a la garantie de ne pas faire s’esclaffer les autres. »

Le “ déconophone ” avait joliment fonctionné.

De ceux qui connaissaient, peu ou prou, l’œuvre concernée, vinrent les idées suivantes : le Grand-Hôtel de Cabourg (Balbec dans La Recherche), le Jockey Club, le Figaro, l’Académie française, l’Opéra de Paris, les éditions Gallimard.

Fabrice considérait que tous correspondaient à l’esprit de son projet et il ajouta le Chalet des Îles du bois de Boulogne, l’hôtel Ritz, le théâtre des Ambassadeurs, le Jardin d’Acclimatation.

Les profanes en prousterie avancèrent des endroits qui correspondaient à l’image qu’ils avaient de l’œuvre ou qui frappaient les esprits : la Comédie Française, le musée Grévin, le Pavillon Gabriel (à cause de Michel Drucker), le château de Versailles, le zoo de Vincennes, une FNAC, la mairie de Paris.

« Tout les lieux que vous proposez ont de l’intérêt, mais je vous invite à sortir de Paris et des beaux quartiers. Je repense à Venise, n’imaginant pas que la ville ne soit pas le cadre d’une session tant elle imbibe La Recherche, autant que Combray et Cabourg. Mais où, chez qui ? Je pense aussi aux cités populaires. Trouvez-moi un cadre au milieu des jeunes. Il ne s’agit pas de démagogie mais de la conviction que Proust leur parlera — non, non, ne souriez pas. »

 

Aucune suggestion ne fut rejetée d’emblée, si ce n’est celle du Figaro pour cause de déménagement. Cela faisait des lustres qu’il n’était plus « le quotidien du Rond-Point », exilé désormais rue du Louvre et, circonstance aggravante, loin du musée, au-delà des anciennes Halles.

Dévoré par ces tâches, Fabrice devait absolument s’éloigner. Arnaud le comprit si bien qu’il lui proposa de s’installer dans la ferme retapée façon gentilhommière à Louveciennes. Son offre fut reçue avec reconnaissance. Fabrice pria son épouse de le rejoindre. Et c’est en amoureux qu’ils s’installèrent dans cette maison de campagne aux allures de manoir.

Pour rassurer son ami, Arnaud fit équiper le bureau d’un système de visioconférence qui permettait de travailler avec l’équipe sans nécessairement faire le déplacement de Paris.

Fabrice tenait si parfaitement son texte qu’il ne lui suffisait que de deux fois quatre heures par jour pour qu’il ne s’échappe pas. Tôt le matin, il se baladait avec son chien venu, tout comme son chat, dans les bagages de sa femme. Le couple déjeunait tous les jours ensemble et, en fin de journée, sacrifiait à la promenade.

Pendant qu’il enfouissait en lui, toujours plus profond, les mots de Proust, il fit poster des courriers proposant de présenter une des sept parties de La Recherche. Le premier au Grand-Hôtel de Cabourg (promenade Marcel Proust, 14390 Cabourg) ; un autre au gérant de l’immeuble du Rond-Point des Champs-Élysées (75008 Paris), ancien siège du Figaro ; un troisième au Jockey Club voisin (2, rue Rabelais, 75008 Paris) ; un autre encore à l’Opéra-Garnier (place de l’Opéra, 75009 Paris) ; le Chalet des Îles (75016 Paris) eut droit aussi à sa lettre ainsi que le pavillon Gabriel (5, avenue Gabriel, 75008 Paris).

L’épouse de Nathanaël, qui nouait d’excellentes relations avec Arnaud Lagardère, avait évoqué le projet lors d’un dîner intime de douze couverts. L’homme d’affaire avait bondi sur une expérience qui alliait chic et originalité, et demandé à son amie qu’elle transmît la proposition d’ouvrir son installation du bois de Boulogne à Fabrice pour une session complète — « Tout est à ma charge », glissa-t-il incidemment.

 

L’offre tombait à pic. Si Cabourg avait répondu « oui » avec enthousiasme, aucune réponse ne vint du Rond-Point, ni de l’Opéra ; le Chalet des Îles déclina poliment mais sans explication ; le Jockey Club mettait une condition justifiant sa réputation de lieu huppé et fermé : il entendait limiter l’accès aux représentations à son millier de membres, ce qui était inacceptable pour Fabrice : « Qu’ils restent entre eux, lâcha-t-il, avec leurs valets en veste verte » (il savait qu’ils appellent les serveurs par leur prénom, ayant eu à écrire un article sur le premier président du Jockey, lord Seymour-Conway, « Milord l’Arsouille »).

 

Le Pré Catelan du Lagardère Group bénéficia donc de ce refus déguisé. Fabrice expliqua pourquoi la proposition le séduisait : le Pré Catelan est omniprésent dans la vie de Proust tout en étant absent dans son œuvre, sauf une fois. Il est cité dans Du côté de Chez Swann : « On distinguait, comme sur une carte en couleur, Armenonville, le Pré Catelan, Madrid, le Champ de courses, les bords du Lac. »

Mais ce n’est pas ce Catelan-là qui est dans son cœur. Celui qu’il chérit, il le présente sous un autre nom : c’est le parc de Tansonville, propriété de Swann, près de Combray, avec sa célèbre haie d’aubépines. Ce qui lui sert de modèle est un jardin à l’anglaise, romantique, dessiné par son oncle vivant à Illiers où il passe sa jeunesse et construit ses souvenirs. Ce lieu est en bordure du Loir (la Vivonne dans La Recherche). Il tient son nom du Pré Catelan du bois de Boulogne. Tout cela est plutôt compliqué, mais il y avait une certaine logique, agrémentée d’un humour certain (et pan pour le Jockey) à agréer l’offre du jeune et puissant chef d’entreprise.

 

Il revint à Antoine, secondé par Talents & Développement, de finaliser les accords d’Illiers-Combray, de Cabourg et du Bois, et ce fut fixé : les performances s’ouvriraient à la maison de Tante Léonie, en novembre, se poursuivraient en décembre en Normandie, puis au Lagardère Paris Racing en janvier 201*.

 

Tous savaient que ce qui se passerait chez eux s’inscrivait dans un programme d’ensemble, mais ils n’avaient pas été informés des autres « réceptacles » et chacun était libre de communiquer sur l’événement.

 

De son côté, le pavillon Gabriel se montra fort intéressé. Lui aussi était dans un quartier essentiel au Héros de Proust, à côté des jardins des Champs-Élysées où il se promène avec sa grand’mère tant chérie et où il va rencontrer une jeune fille pas moins aimée, Gilberte. Il fut entendu que l’espace seyait au projet. Ses lumineux salons du premier étage pouvaient accueillir quatre cents spectateurs. Proust aurait sûrement aimé retrouver un bâtiment (avec ses marbres, dorures et voituriers) qu’il avait connu, dans une avenue largement citée dans son œuvre — c’est là que le jeune héros fait asseoir sa grand’mère après son attaque et que demeure le professeur E. Tout concourait à faire du pavillon Gabriel un écrin évident pour les performances de Fabrice.

Pour la suite, il était sage de surseoir à toute décision. Il fut entendu qu’on ne ferait rien jusqu’à la fin du premier acte de l’incroyable histoire que Fabrice allait commencer à Illiers-Combray. Comme on manquait de références, comme nul ne pouvait garantir le résultat, on décida de laisser écouler le cours des choses. Il serait temps, après, d’embrayer ou de changer de cap.

Restait un sujet qui aurait pu devenir épineux, les finances, si une solution ne s’était pas présentée d’elle-même. Un Allemand, le Dr Reiner Speck, urologue à Cologne, essayiste et collectionneur d’œuvres d’art et de manuscrits, informé du projet par la Sampac, lui avait signalé qu’il répondrait présent à toute demande de son initiateur. Il faut dire que « Herr Doktor » portait aussi le titre de président de la Marcel Proust Gesellschaft, qu’il était le fondateur de la Bibliotheca Proustiana, dans sa ville de bords du Rhin.

Fabrice lui fit répondre, détaillant les divers postes de dépense (déplacements, hébergements, honoraires des professionnels, défraiement des bénévoles), le remerciant d’avance chaleureusement s’il voulait prendre en charge une partie de ces frais. Grand seigneur emballé par la démarche de Fabrice Pelletier, M. Speck répondit qu’il serait fâché si quelqu’un voulait lui disputer ne serait-ce qu’une faible partie de l’ensemble. Il promit, déformant son accent pour en atténuer les tonalités gutturales : « Je brends dout. »

Il priait même son « héros » de réfléchir aux exigences nécessaires à son absolue sérénité. Fabrice avoua alors un péché mignon. Le seul luxe qu’il se reconnaissait était son goût pour des résidences cossues et il conclut sur une demande aquatique : « Nager la nuit dans une piscine me procure un bien considérable ; la présence d’une telle installation dans les hôtels où je serais appelé à descendre serait un profit certain pour mon aventure proustienne ». Le cher Dr Speck considéra que la totalité de ce qu’il dépenserait pesait peu par rapport au plaisir qu’il aurait d’assister au plus grand nombre possible des performances.

 

Les mois passèrent tranquillement.

Chacun connaissait sa mission. Fabrice maîtrisait sa partition. Le rideau allait pouvoir se lever.

(À suivre)

 

 

 


CATEGORIES : Feuilleton/ AUTHOR : patricelouis

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