« Au fil du Loir… »

« Au fil du Loir… »

 

Sympathique rendez-vous offert par le correspondant de l’Écho républicain à Illiers-Combray…

Au cœur de l’été, Joël Aufray (c’est son nom) a emmené ses lecteurs en balade le long de la rivière que Proust a immortalisée en Vivonne.

 

En balade au fil du Loir… à Saint-Éman

Au fil du Loir... Saint-Eman

Niché derrière la mairie et jouxtant l’église (XIe et XVIe siècles), un bassin rectangulaire bordé d’un lavoir matérialise la source du Loir.

La rivière débute ici une pérégrination de 317 km jusqu’en Anjou avant de se jeter dans la Sarthe à Briollay (Maine-et-Loire). Rebaptisé la Vivonne par Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu, le Loir sort du petit village pour se diriger en méandres paresseux vers Illiers-Combray qu’il traverse du nord au sud.

 

Près du lavoir perdure un bélier hydraulique « Bollée » qui fut installé là en 1876 à la demande du comte de Goussencourt afin d’alimenter en eau le château de Sant-Éman. Tombé en désuétude et oublié durant plus de soixante ans, il a été restauré en 1987 et alimente désormais la petite fontaine située devant la mairie.

À noter qu’une sente végétale éclairée relie cette dernière à la source du Loir et que le porche de l’église est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1928.

 

 

Au fil du Loir… à Illiers-Combray

Au fil du Loir... Illiers-Combray

C’est en serpentant depuis sa source de Saint-Éman que le Loir arrive au nord de la ville. Le gué aux Cochons et le gué Bellerin permettent de le traverser à pied sec avant qu’il ne longe la grève pour passer sous les arches séculaires du pont Saint-Hilaire.

Puis, après avoir longé la route de Tansonville que bordent le bois Pilou et le célèbre pré Catelan, ce jardin d’agrément imaginé par Jules Amiot, oncle de Marcel Proust, le Loir se scinde alors en deux bras pour former une île à la promenade de la Fontaine.

On y accède par une passerelle piétonne sur flotteurs qui monte et descend au gré des caprices de la rivière qui prête, au passage, un morceau de berge au superbe lavoir réhabilité en 2007. À noter qu’un plan d’eau de 2.400 m2 et un haut pigeonnier de bois ont été aménagés sur cette île devenue un lieu de villégiature bucolique très prisé des Islériens.

Enfin, le Loir retrouve sagement son lit pour quitter la cité proustienne et être rejoint par la Thironne du côté de la Billanche.

Comment ne pas avoir envie de l’accompagner ? (Pour les amateurs, la série se poursuit avec d’autres communes d’Eure-et-Loir).

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

PS : Cela me rappelle que ma dernière contribution à l’Office de Tourisme du Pays de Combray, avant d’en quitter la présidence, a été de faire réaliser une brochure avec mes homologues de Bonneval, Châteaudun et Cloyes-sur-le-Loir.

Au fil du Loir... Brochurejpg

Une version existait déjà avant mon arrivée, mais curieusement sans Illiers-Combray !

Désormais complète, elle est disponible dans les quatre offices.

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

2 comments to “« Au fil du Loir… »”

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  1. génial cette idée de l’Echo Républicain…

  2. Patrice~
    You were an « Idea Machine! » 😉
    All of your ideas or projects that were tossed into the Illiers-Combray/ Le Pays de Combray « pond » will continue to form « ripples » for years to come.
    That is a proud legacy.

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