Rosée, en cinq lettres

Rosée, en cinq lettres

La poésie des mots n’est pas toujours au rendez-vous… Ma promenade matinale m’a, comme souvent, conduit au bord du Loir, à la Grève d’Illiers-Combray.

Innombrables, les gouttes de rosée parsemaient les brins d’herbe, dont ces deux-là :

De telles gouttelettes piquetaient le toit transparent de ma voiture garée au pied de la fresque qui représente Marcel Proust au gué Bellerin et reflétant le visage de l’écrivain — pour que vous ne vous fassiez pas mal au cou, j’ai retourné la photo :

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De retour à la maison, il ne me restait plus qu’à recenser les occurrences de « rosée » dans À la recherche du temps perdu.

Réponse : 12, dont « arrosées », « névrosées » et « couperosées » !

Ajoutez l’adjectif « rosée » pour évoquer une figure comme la lune, une forêt au couchant, une mer au coucher du soleil et une joue de cire.

Au final, seulement trois substantifs « rosée » : « de petites gouttes de rosée », « frais comme une rosée » (à propos de haricots verts !) et « la flamme et la rosée secrètes » de la langue d’Albertine.

Décevant… Il est vrai que Marcel Proust, dormeur du matin, n’a pas dû voir souvent de la rosée.

Parole de proustiste…

Patrice Louis


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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