Mes oiseaux, comme à Tansonville

Mes oiseaux, comme à Tansonville

Le matin, on n’entend aucun bruit de pas sur ma terrasse à Illiers-Combray. Divisant la hauteur d’un cyprès, d’invisibles oiseaux s’ingénient à faire trouver la journée courte, explorent d’une note prolongée la solitude environnante…

Cela ne vous rappelle-t-il rien ?

Écoutez et voyez d’abord :

Lisez maintenant ce passage de Du côté de chez Swann à propos de Tansonville :

*On n’entendait aucun bruit de pas dans les allées. Divisant la hauteur d’un arbre incertain, un invisible oiseau s’ingéniait à faire trouver la journée courte, explorait d’une note prolongée la solitude environnante, mais il recevait d’elle une réplique si unanime, un choc en retour si redoublé de silence et d’immobilité qu’on aurait dit qu’il venait d’arrêter pour toujours l’instant qu’il avait cherché à faire passer plus vite.

Ah, les oiseaux, ah le printemps !

Parole de proustiste…

Patrice Louis


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

Has one comment to “Mes oiseaux, comme à Tansonville”

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  1. Cher Patrice, au vu de votre film « proustien » sur le chant des oiseaux, je pense que vous serez intéressé par une petite installation autour du « printemps des pommiers en fleurs » que je vais proposer, dans le festival « off » organisé par Laurence Grenier; en tout cas, je vous y donne rendez-vous !

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