Proust prix au mot

Proust prix au mot

 

Non, non, il n’y a pas de faute d’orthographe dans ce titre.

 

Cette chronique est le fruit d’une étude comparative sans précédent qui a engagé de gros moyens et une énergie considérable.

J’ai voulu évaluer le coût de la prose proustienne en fonction des éditions proposées.

 

À la recherche du temps perdu, c’est, dans la Pléiade, 1 200 000 mots dans quatre volumes.

 

Avec Laurence Grenier, l’œuvre passe de 3 000 à 500 pages, soit 1,2 M de mots divisés par 6 = 200 000 mots.

 

Un livre pour les tout petits (voir la chronique d’hier) réduit la Recherche à 80 mots.

 

Le prix public du premier lot est de 267 € ; le bouquin de la blogueuse de Proust pour tous est vendu 20 € ; la bédé des bébés coûte 9 €.

 

Le mot est donc à 0,0002 € dans l’édition de luxe, à 0,0001 dans le digest et à 10 centimes dans la portion congrue, soit cinq cents fois plus cher que la Pléiade. Incongru, non ?

 

Comparer le texte d’une intégrale sur papier bible et d’une populaire ? Ah non, je n’y ai pas pensé !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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