Les médecins de Proust

Les médecins de Proust

Il y a les vrais — les premiers sont de son premier cercle puisque et son père (Adrien) et son frère (Robert) sont médecins. Sa vie durant, l’écrivain, malade chronique se fera soigner par des disciples d’Esculape : les docteurs Vaquez, Merklen, Vaschide, Linossier, Brissaud, Sollier, Bize (et je dois en oublier).

Il y a les vrais cités dans la fiction : le docteur Fagon (médecin de Louis XIX), Bouffe de Saint-Blaise et Courtois-Suffit cités par M. de Cambremer, Charcot et Bouchard admirés par M. Verdurin, Dieulafoy qui soigne les Guermantes et se rend au chevet de la grand’mère du Héros, Potain dénigré par Mme Verdurin et qui soigne Vinteuil, « l’illustre » Huxley.

Il y a ceux de la fiction que Marcel Proust présente dans la Recherche. Combray a son médecin et les docteurs Percepied et Piperaud ; Balbec a le sien.

Il y a évidemment l’inénarrable Cottard, membre du petit noyau Verdurin, son chef de clinique et un de ses élèves, le professeur E… installé avenue Gabriel, les médecins de Bergotte, dont le docteur X ?…, et ceux de la Berma.

Certains exercent une spécialité : du Boulbon (maladies nerveuses), une sage-femme de Thiberzy, un dentiste juif, le dentiste de Swann, le dentiste de Balbec, un médecin spécialiste des maladies nerveuses, le spécialiste X…

Ajoutez un médecin brésilien et un médecin client d’un restaurant.

Toute la faculté est convoquée par Proust faute d’être à son chevet.

Parole de proustiste…

Patrice Louis


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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