Quand Mme Swann fustige les femmes

Quand Mme Swann fustige les femmes

 

Un mien ami disait : « Nous, les hommes, nous sommes des nains par rapport aux femmes ». Il pensait à l’intelligence comme à la rouerie.

Ainsi, dans la Recherche, deux personnages se distinguent dans l’art consommé de l’éreintement ou du dénigrement : Oriane de Guermantes et Sidonie Verdurin.

 

Mariée, Odette y excelle aussi réservant ses flèches aux représentantes de son sexe. Une phrase d’À l’ombre des jeunes filles en fleurs en donne un assortiment.

Jouons : Quelles critiques signale-t-elle ? Je vous propose des défauts ? Il en est relevés par Proust, d’autres pas. À vous de trier (réponse en fin de chronique) :

 

De grosses attaches, des jambes arquées, des cheveux postiches, une odeur pestilentielle, pas d’orthographe, un parfum entêtant, des poils aux jambes, une odeur pestilentielle, de faux sourcils, un vilain teint, une voix vulgaire.

 

Alors ? Solution ci-dessous.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

*Mme Swann préférait la société des hommes à celle des femmes. Mais quand elle critiquait celles-ci c’était toujours en cocotte, signalant en elles les défauts qui pouvaient leur nuire auprès des hommes, de grosses attaches, un vilain teint, pas d’orthographe, des poils aux jambes, une odeur pestilentielle, de faux sourcils. II

 

 

 

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

2 comments to “Quand Mme Swann fustige les femmes”

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  1. Oh, Patrice, vous nous donnez mauvais moral ce matin. Vous n’auriez pas une description de jolie femme, s’il vous plaît?

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