Quintessence proustienne : bal à l’hôtel de Rohan (3)

Quintessence proustienne : bal à l’hôtel de Rohan (3)

 

La puissance invitante, citée, sa demeure située, reste à accueillir les invités.

 

Les lieux sont connus pour les réceptions qui s’y tiennent. La maîtresse de maison apprécie les esprits distingués, les savants, les lettrés, les artistes.

 

Invités par la princesse de Léon, ils vont être deux mille à franchir les grilles de l’hôtel de Rohan, ce mardi 26 mai 1891.

 

Les voitures forment une file depuis l’esplanade des Invalides. La place de Saint-François-Xavier est encombrée d’équipages (alors que Paris est victime de la grève des omnibus) et des sergents de ville policés règlent la circulation.

 

Après la cour d’honneur et le perron, on pénètre dans le vestibule, puis l’antichambre. À l’entrée des salons, le prince, la princesse et leur fille aînée accueillent leurs hôtes.

 

Les invités vont découvrir la salle à manger, le boudoir de la princesse, le cabinet de travail du prince, le jardin où une salle de bal est installée, un hall éclairé par cinq grands lustres électriques, une estrade avec un trône pour une altesse attendue, deux loges grillées…

 

Dès la veille et le matin même, la presse s’est fait l’écho de l’émotion qui agite les amateurs de mondanités.

Le Figaro du 25 :

 

Le même, le 26 :

 

Le Gaulois du jour :

 

Mais qui a répondu ? Demain, les noms de trois cent cinquante invités du bal de la princesse de Léon.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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