Le Père Lachaise c’est naturel

Le Père Lachaise c’est naturel

 

Comme j’aimerais ne me rendre dans les cimetières que pour saluer des êtres aimés que je n’ai pas connus. Se recueillir sur la tombe de Proust n’a rien de triste, c’est un hommage littéraire.

 

Aujourd’hui, je suis revenu au Père Lachaise pour un mort qui m’était cher. Philippe Gildas m’était un confrère, un camarade, un grand frère, un ami, un modèle. Issus de la même école de journalisme, nous avons travaillé ensemble à la radio et à la télévision.

 

De lui, je garde précieusement ce détail d’une photo de groupe à la rédaction d’Europe 1 où il apparaît bienveillant comme il l’était.

 

Au crématorium du cimetière parisien, cet après-midi, j’ai serré du monde dans mes bras, j’ai partagé la peine de bien plus. Je pourrais citer la Recherche à la mort de Bergotte : « Mort à jamais ? Qui peut le dire ? »

 

J’ai plus le cœur à reproduire les dernières lignes de l’autobiographie de Philippe Gildas :

 

Salut Philippe, te voilà donc en même temps nulle part et ailleurs.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

PS : J’espère que Gildas ne m’en aurait pas voulu d’avoir profité de la réunion autour de lui de tous ceux qui l’ont aimé pour aller revoir la tombe de Proust.

(Photo PL)


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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