Chroniques cabourgeaises (3)

Chroniques cabourgeaises (3)

 

 

Il est temps (pour vous) que ces instantanés s’achèvent car c’est un peu n’importe quoi…

 

Faute d’avoir trouvé un fil rouge — à la différence de Mme de Souvré (Elle eut au contraire un fin fil conducteur du regard qui signifiait : « Ne croyez pas que je ne vous aie pas reconnu. Vous êtes le jeune homme que j’ai vu chez la duchesse de Guermantes. Je me rappelle très bien. » IB) —, je vais accumuler des moments saisis samedi aux Journées Musicales Marcel Proust, 4e édition..

Quand le jour n’est pas levé, la digue est bien vide.

 

Quand les clients du Grand Hôtel dorment encore, le hall se désespère…

 

… la salle à manger aussi.

 

Mais, dans le personnel de l’établissement, certains s’affairent déjà, pour que le petit-déjeuner soit copieux.

 

Et, premier arrivé, je leur fait honneur.

 

`Plus tard, entre deux conférences et trois concerts, je pars ramasser des coquillages.

 

*Connaître à Paris une pêcheuse de Balbec ou une paysanne de Méséglise c’eût été recevoir des coquillages que je n’aurais pas vus sur la plage, une fougère que je n’aurais pas trouvée dans les bois, c’eût été retrancher au plaisir que la femme me donnerait tous ceux au milieu desquels l’avait enveloppée mon imagination. I

 

Je trouve sur la plage de Cabourg des roches noires qui font ressurgir Trouville (voir la chronique d’hier).

 

Des vingt rencontres faites, j’aime à retenir deux instants avec Marcelita Swann qui protège son incognito avec soin.

Marcelita et Marcel, tout en pieds.

 

Marcelita en authentique Fortuny.

 

Sur une table du bar, les boissons de Marcelita, l’Américaine, de Cynthia Gamble, la Britannique, et du fou de Proust. Des trois, il n’est qu’un buveur de thé et ce n’est pas ces dames.

 

Dehors, avenue de la Mer, la pâtisserie Dupont épouse l’ambiance.

 

Déjà dimanche, il va me falloir rentrer à Illiers-Combray et, vu le temps, mon coupé-cabriolet — « pendant tout le trajet qu’il [Swann] fit dans son coupé, ne pouvant contenir la joie que cet après-midi lui avait causée »… I — va rester capoté.

(Photos PL)

 

Je reviendrai à Cabourg sans attendre l’édition de 2020.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

PS : Addendum à 8 h 30. Vu l’état de la mer et le vent, je me dépêche de rentrer avant que les vagues n’atteignent l’aquarium et que le Grand-Hôtel ne s’envole.


CATEGORIES : Chronique, Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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