Cinquante mètres de Proust

Cinquante mètres de Proust

 

Point de faribole ! Sans protocole, la banderole de la première phrase de « Combray » dans Du côté de chez Swann a été déroulée autour de l’église du pays de Léonie…

 

 

L’envie était forte de danser une farandole ou même la Carmagnole sur la Place.

 

Bravo, bravissimo à Laurence Grenier qui a réalisé là un projet un peu fou et réussi grâce à la mairie de la commune — Virginie Pierre en tête et les services techniques en renfort (que j’admire tant pour les soins amoureux qu’ils apportent aux fleurs de la commune).

 

La paperole initiale (voir la chronique de ce matin) s’est donc allongée sur cinquante mètres pour presqu’encercler Saint-Jacques d’un vêtement littéraire (pas une camisole).

 

Pour sûr, l’amie Laurence installera sa banderole un peu partout mais il sera dit que la première a eu lieu à Illiers-Combray. Que Dieu me patafiole si je mens !

 

Avec cette interprétation des premiers mots de Combray, comment ne pas penser à la dernière phrase des Jeunes filles ?

*Et tandis que Françoise ôtait les épingles des impostes, détachait les étoffes, tirait les rideaux, le jour d’été qu’elle découvrait semblait aussi mort, aussi immémorial qu’une somptueuse et millénaire momie que votre vieille servante n’eût fait que précautionneusement désemmailloter de tous ses linges, avant de la faire apparaître, embaumée dans sa robe d’or.

 

L’opération achevée, il ne restait plus qu’à rembobiner.  (Photos PL)

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

PS : Pour tout savoir sur l’événement, rendez-vous sur le blogue de Laurence Grenier, Proust pour tous.

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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