Pleins feux sur une statuette équestre chez tante Léonie

Pleins feux sur une statuette équestre chez tante Léonie

 

C’est un bronze pas bien gros…

 

Il est posé sur un meuble du salon oriental de la maison proustienne d’Illiers-Combray et représente Florent d’Illiers à cheval.

Aucune indication n’y est inscrite et son auteur dans l’ombre.

 

C’était compter sans le fou de Proust. Il y a quelques jours, je reçois un courriel signé Geoffroy d’Illiers qui revient sur ma découverte d’une descendante vivante du seigneur d’Illiers d’avant la Révolution. Marcelle avait joué le rôle de la Pucelle à cheval dans les fêtes d’Orléans il y a un bon demi siècle. (Voir les chroniques Miraculeuse pêche à la lignée et Une filiation de nom pas de sang).

 

Son aïeul, Léon-Hector Paul Patas de Mesliers avait acquis le marquisat d’Illiers en 1784. Au fil des siècles, les propriétés (lesquelles d’ailleurs ? Je l’ignore) ont changé plusieurs fois de propriétaire mais le nom acheté est demeuré sous la forme Patas d’Illiers.

 

C’est donc un autre parent qui m’a écrit : « Une petite trace des Patas d’Illiers se trouve au musée de tante Léonie sous la forme d’un bronze représentant Florent d’Illiers à cheval. La sculpture est de Gaston Patas d’Illiers (le grand oncle de Marcelle) qui l’a probablement offerte au musée. Elle n’est pas vraiment « raccord » avec le reste des collections, en revanche Gaston Patas d’Illiers fréquentait certes occasionnellement le beau monde décrit par Proust… »

 

Voici donc le petit trésor, de gauche et de droite.

(Photos PL)

 

Cette statuette peut rejoindre ses pareilles, plus grandes, citées dans À l’ombre des jeunes filles en fleurs :

*J’avais beau avoir appris que les jeunes gens qui montaient tous les jours à cheval devant l’hôtel étaient les fils du propriétaire véreux d’un magasin de nouveautés et que mon père n’eût jamais consenti à connaître, la «vie de bains de mer» les dressait, à mes yeux, en statues équestres de demi-dieux et le mieux que je pouvais espérer était qu’ils ne laissassent jamais tomber leurs regards sur le pauvre garçon que j’étais, qui ne quittait la salle à manger de l’hôtel que pour aller s’asseoir sur le sable. II

 

Moi, je trouve ça beau (sabot !)

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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