Le plus… est…

Le plus… est…

 

Voici les combinaisons gagnantes du quizz d’hier :

1-B ; 2-I ; 3-H ; 4-A ; 5-E ; 6-F ; 7-L ; 8-C ; 9-J ; 10-D ; 11-K ; 12-G

 

Les références, par ordre d’apparition dans la Recherche.

 

*Ma grand’mère avait trouvé ces gens parfaits, elle déclarait que la petite était une perle et que le giletier était l’homme le plus distingué, le mieux qu’elle eût jamais vu. I

 

*Parmi les hommes qui m’ont paru pratiquer avec le plus de suite le système des fins multiples, se trouve M. de Norpois. Il acceptait quelquefois de s’entremettre entre deux amis brouillés, et cela faisait qu’on l’appelait le plus obligeant des hommes. Mais il ne lui suffisait pas d’avoir l’air de rendre service à celui qui était venu le solliciter, il présentait à l’autre la démarche qu’il faisait auprès de lui, comme entreprise non à la requête du premier, mais dans l’intérêt du second, ce qu’il persuadait facilement à un interlocuteur suggestionné d’avance par l’idée qu’il avait devant lui « le plus serviable des hommes ». II

 

*[Saint-Loup sur Borodino :] l’homme que vous « adorez » pour peu de chose est le plus grand imbécile que la terre ait jamais porté. III

 

*Dans un délire de joie que redoublait sans doute celle qu’il avait à me faire briller devant ses amis, avec une volubilité extrême il me répétait en me bouchonnant comme un cheval arrivé le premier au poteau : « Tu es l’homme le plus intelligent que je connaisse, tu sais. » III

 

*L’homme le plus avare, le plus sordide, le plus inhumain du Faubourg ayant pour prénom Raphaël, sa charmante, sa fleur sortant aussi du rocher signait toujours Raphaëla ; III

 

*La comtesse douairière d’Argencourt, née Seineport, qui recevait un peu tout le monde parce qu’elle était bas-bleu et quoique son fils fût un terrible snob, racontait le mot devant des gens de lettres en disant : « Oriane de Guermantes qui est fine comme l’ambre, maligne comme un singe, douée pour tout, qui fait des aquarelles dignes d’un grand peintre et des vers comme en font peu de grands poètes, et vous savez, comme famille, c’est tout ce qu’il y a de plus haut, sa grand’mère était Mlle de Montpensier, et elle est la dix-huitième Oriane de Guermantes sans une mésalliance, c’est le sang le plus pur, le plus vieux de France. » III

 

*— Mais est-ce que vous n’êtes même pas un peu cousins ? demanda le général de Saint-Joseph. Il me semble que Norpois avait épousé une La Rochefoucauld.

— Pas du tout de cette manière-là, elle était de la branche des ducs de La Rochefoucauld, ma grand’mère est des ducs de Doudeauville. C’est la propre grand’mère d’Édouard Coco, l’homme le plus sage de la famille, répondit le duc qui avait, sur la sagesse, des vues un peu superficielles, et les deux rameaux ne se sont pas réunis depuis Louis XIV ; ce serait un peu éloigné. III

 

*[Saint-Loup :] Je n’en veux pas à mon oncle, seulement je trouve drôle que mon conseil de famille, qui s’est toujours montré si sévère pour moi, soit composé précisément des parents qui ont le plus fait la bombe, à commencer par le plus noceur de tous, mon oncle Charlus, qui est mon subrogé tuteur, qui a eu autant de femmes que don Juan, et qui à son âge ne dételle pas. Il a été question à un moment qu’on me nomme un conseil judiciaire. Je pense que, quand tous ces vieux marcheurs se réunissaient pour examiner la question et me faisaient venir pour me faire de la morale, et me dire que je faisais de la peine à ma mère, ils ne devaient pas pouvoir se regarder sans rire. Tu examineras la composition du conseil, on a l’air d’avoir choisi exprès ceux qui ont le plus retroussé de jupons. » IV

 

*[Mme Poussin] eût eu peur de brusquer le doux chantre de Télémaque en l’appelant rudement Fénelon — comme je faisais moi-même en connaissance de cause, ayant pour ami le plus cher l’être le plus intelligent, bon et brave, inoubliable à tous ceux qui l’ont connu, Bertrand de Fénelon — et elle ne disait jamais que « Fénélon » trouvant que l’accent aigu ajoutait quelque mollesse. IV

 

*— Ah ! le pédant, c’est vous. La Zerbine ! Non, mais il est toqué », s’écria M. Verdurin. Mme Verdurin regarda ses convives en riant comme pour excuser Saniette. « La Zerbine, il s’imagine que tout le monde sait aussitôt ce que cela veut dire. Vous êtes comme M. de Longepierre, l’homme le plus bête que je connaisse, qui nous disait familièrement l’autre jour « le Banat ». Personne n’a su de quoi il voulait parler. Finalement on a appris que c’était une province de Serbie. » IV

 

*Je me disais que ce que Mme Verdurin disait n’était pas absolument faux, et alors que les Guermantes eussent déclaré Brichot l’homme le plus bête qu’ils eussent jamais rencontré, je restais incertain s’il n’était pas au fond supérieur, sinon à Swann même, au moins aux gens ayant l’esprit des Guermantes et qui eussent eu le bon goût d’éviter, la pudeur de rougir de ses pédantesques facéties, je me le demandais comme si la nature de l’intelligence pouvait être en quelque mesure éclaircie par la réponse que je me ferais et avec le sérieux d’un chrétien influencé par Port-Royal qui se pose le problème de la Grâce. «Vous verrez, continua Mme Verdurin, quand on a des gens du monde avec des gens vraiment intelligents, des gens de notre milieu, c’est là qu’il faut les voir, l’homme du monde le plus spirituel dans le royaume des aveugles n’est plus qu’un borgne ici. IV

 

*si M. Verdurin — que je croyais de plus en plus le plus méchant des hommes — avait des vertus, il n’en était pas moins taquin jusqu’à la plus féroce persécution et jaloux de domination dans le petit clan jusqu’à ne pas reculer devant les pires mensonges, devant la fomentation des haines les plus injustifiées, pour rompre entre les fidèles les liens qui n’avaient pas pour but exclusif le renforcement du petit groupe. V

 

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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