Proust sur un banc

Proust sur un banc

 

Catherine Tardrew est une consœur. Je ne connais plus de cette ancienne grand reporter dans la presse écrite, que ses billets à se tordre sur Facebook.

Sa page est des plus spirituelles, surtout quand elle y joue les fausses ingénues. Vivant à Paris, elle y cultive sa passion pour les Rolling Stones, l’opéra et son chat noir.

Hier, elle a publié une photo de livres à donner déposés sur un banc public.

(Photo Catherine Tardrew)

 

Proust exclusivement — « un peu pour vous », m’a-t-elle gentiment confié.

 

Un rapide échange à conduit à cette autre confidence :

« J’avais reçu la Recherche dans La Pléiade, alors que j’étais adolescente.

Depuis, je l’ai souvent emportée en reportage ! Un tome ou deux de la Pléiade se glissent facilement dans un sac de voyage.

C’est l’une des rares œuvres que j’aie téléchargées sur mon mini iPad. Je n’aime pas trop la « lecture électronique », mais c’est bien pratique. J’ajoute que les volumes, qui m’ont accompagnée pendant tant d’années, avaient pris un coup de mou. Et il y a, entre les pages, beaucoup de cendres (j’ai été une grande fumeuse) des miettes de pain et de jolies tâches de je ne sais trop quoi ! La reliure est également un peu… fâchée.
J’essayais d’y faire attention, mais quarante ans de reportage, dans des endroits pas toujours sympas, ça vous use un livre !

Bon, lire la Recherche, à Bagdad, quand les Américains viennent d’y pénétrer…

Là, je relis, à petites doses, Jean Santeuil. »

 

Indispensable Catherine !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

PS : Au pays de Léonie, l’armoire à livres installée par le Cercle littéraire de Combray tient toujours bravement son rôle sur la place Maunoury.

(Photo PL)

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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