De la grêle…

De la grêle…

 

Vers 16 h, ce samedi, la grêle est tombée sur Illiers-Combray.

(Photo PL)

(Photo Violette L)

 

Cela ne fut ni violent ni long, loin de l’intensité de ce 4 mars 2015 où l’intensité fut telle que je me fendis d’une chronique.

C’est très paresseusement que je la reprends pour m’assurer des occurrences de « grêle » dans À la recherche du temps perdu. La première est dans Du côté de chez Swann : « Chaque fois qu’il parlait [Bergotte] de quelque chose dont la beauté m’était restée jusque-là cachée, des forêts de pins, de la grêle, de Notre-Dame de Paris, d’Athalie ou de Phèdre, il faisait dans une image exploser cette beauté jusqu’à moi. »

 

Les six autres n’ont rien à voir à ce qui est tombé du ciel d’Eure-et-Loir. Il s’agit de l’homonyme signifiant menu, maigre, faible — j’allais dire frêle : « jeune femme grêle » (À l’ombre des jeunes filles en fleurs), « des chefs-d’œuvre au temps de leur grêle apparition », « son dos déjà dépouillé d’ombre, grêle et rugueux », « de nouveaux moments de plaisir qui passeraient de même aussi grêles et linéaires » (Le côté de Guermantes), « ces arbres lunaires grêles et pâles », « le fifre grêle et fin » (La Prisonnière).

 

Après le grelot, les grêlons.

 

Aujourd’hui encore, le temps d’achever cette chronique, le ciel d’Illiers-Combray est redevenu bleu.

 

Le père du Héros « aimait la météorologie ». Moi aussi !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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