Coq de fer (suite et fin)

Coq de fer (suite et fin)

 

Histoire d’une bévue… De « bis » et « vue », une bévue est une méprise grossière due à l’ignorance, à l’étourderie. Ainsi parle le Larousse. Pour ce qui me concerne, je choisis la seconde cause.

L’autre jour, je consacre une chronique à l’ornement du clocher de Combray — « faisant courir en tous sens son petit coq de fer ». Obnubilé par le gallinacé, je néglige les premiers mots. Une photo prise à la va-vite du clocher d’Illiers-Combray me fait croire qu’il n’y a pas (ou plus) de coq au sommet de l’église.

 

Avec la fougue que l’on me connaît, je commence à rédiger une pétition afin d’obtenir des autorités compétentes le rétablissement de l’animal de métal.

 

Or, de passage à nouveau au pied de l’église Saint-Jacques — Saint-Hilaire dans l’œuvre de Proust —, Violette, ma chère et tendre au regard perçant, me fait remarquer qu’il y a bien un coq, petit et de fer au clocher. C’est même ce qui s’appelle une girouette qui court en tous sens.

Mon cliché m’a trompé, pris alors qu’elle présentait sa tranche. D’autres photos, sous d’autres angles et sous le vent attestent de la présence du coq.

(Photos PL)

 

Penaud et quinaud, il ne me reste plus qu’à jeter mon projet de pétition à la corbeille et rédiger cette chronique rédemptrice.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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