Bonne ou mauvaise nouvelle pour l’édition française ?

Bonne ou mauvaise nouvelle pour l’édition française ?

 

Flatteur contact ce matin alors que la saison des prix littéraires bat son plein… Un haut responsable d’un prestigieux éditeur — sans doute le plus intelligent, devinez… — me propose d’échanger autour « d’un éventuel projet d’écriture ».

Nous voici au téléphone, et lui de m’expliquer qu’ayant découvert mon blogue, il a pensé à moi pour un livre sur Proust et la spiritualité. L’idée n’est point sotte (sûrement moins que Proust et les moteurs avec cylindres en V !), mais j’ai dû lui répondre que si j’étais un bon connaisseur de la Recherche, je n’avais pas vocation à jouer les exégètes. En un mot, lui ai-je dit, après avoir exprimé ma gratitude, le projet est « trop intelligent pour moi ».

J’ai aiguillé mon interlocuteur, excellent homme au demeurant, vers d’autres pistes plus pertinentes.

 

La liste de mes ouvrages (assez spirituels) ne s’allongera pas après cet appel.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

3 comments to “Bonne ou mauvaise nouvelle pour l’édition française ?”

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  1. Still, Patrice, it must have felt rewarding to be considered. 😉

  2. Mais enfin, Patrice, vous avez cette chance – et qui n’est certes pas, malgré ce que vous en dites, disproportionnée à votre talent – et vous la laissez délibérément filer !

    Savez-vous qu’un commandement biblique vous demande de ne pas laisser la lumière sous le boisseau ???

    Bon, à part ça, il est vrai qu’un énième livre sur Proust, de la manière dont il vous a été proposé, peut rebuter. Je veux dire que votre éditeur inconnu se fourvoie dès le départ. Car si la Recherche est bourrée – que dis-je ? Si elle explose ! – d’esprit, la spiritualité, elle, en est bien sûr absente, à moins de considérer que rechercher à toute force, des milieux les plus aristocratiques aux frontons des humbles églises campagnardes, en passant par le parler des servantes, l’explication de « l’esprit français » soit une quête spirituelle – ce dont nous pouvons douter, non ?

    Mais vous auriez pu, sans vexer votre interlocuteur, orienter sa demande à votre goût. Lui proposer un projet qui vous ressemble plus – par exemple, si vous deviez être édité, que ce soit sous une forme de kaléïdoscope. Vous choisiriez, parmi les mots-clés que vous explorez quotidiennement, ceux qui vous plaisent le plus, et vous rassembleriez ainsi, à la manière des morceaux de verre colorés, comme des rosaces proustiennes…

    Et ça, outre que cela expliquerait le plaisir que vous donnez à vos lecteurs, vous ressemblerait tellement plus !

    Est-ce définitivement irattrapable ?

    • Chère Clopine, si l’on vous invite à écrire votre propre Bible, répondrez-vous : un ana, ça ne vous plairait pas plus ? (Ana : recueil de bons mots, de petites phrases involontairement humoristiques et d’anecdotes) !

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