Proust dans la peinture : David Hockney

Proust dans la peinture : David Hockney

 

Puisque l’on parle du dos des livres (voir la chronique d’hier), c’est le moment d’évoquer le plus grand peintre britannique vivant.

David Hockney a peint My Parents en 1977, à 40 ans.

 

Le tableau représente Laura et Kenneth assis sur des chaises de bois devant un mur clair et nu. Entre eux, un meuble sur roulettes sur lequel un vase avec des tulipes et un miroir sont posés. Sur une étagère basse deux grands livres sont couchés et six debout. Sur le plancher, un tapis mauve.

Mme Hockney, à gauche, pose de face. Elle porte une robe bleue, croise ses mains sur ses cuisses et regarde son fils. M. Hockney, à droite, est de profil. Il est en costume marron et lit un livre grand format.

Les couleurs sont acidulées et le trait sobre. L’œuvre est représentative de l’hyperréalisme dont Hockney est un représentant majeur.

Le tableau fait partie des collections de la Tate Britain, à Londres.

Que fait-il dans un blogue proustien ? Il est là à cause des livres. Neuf des ouvrages représentés sont identifiés. M. Hockney père feuillette Art and Photography d’Aaron Scharf. L’un des ouvrages couchés porte sur le peintre français du XVIIIe siècle Jean Siméon Chardin. Les volumes debout sont l’édition Chatto & Windus de Remembrance of Things Past, traduction anglaise de Scott Moncrieff d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust.

 

Thank you, Marcelita Swann. Vive Proust dans toutes les langues et inspirateur (aussi) des peintres.

Parole de proustiste…
Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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